Je l’imagine lisant toute la nuit, et le sommeil qui la gagne juste avant le lever du jour, le livre à côté d’elle. Je l’imagine attendant le soleil inondant la pièce pour reprendre vie. Et même, je me plais à imaginer que quelqu’un réveillera la lectrice de Cheri Christensen par un baiser. Mais il n’y en aura peut-être pas. Il n’y aura peut-être que le soleil sur sin épaule lui donnant l’illusion d’un baiser.

4 réponses
Ce livre à ses côtés
Compagnon d’un voyage
Au coeur de la nuit
La lectrice a lu toute la nuit, qu’importe. Elle est heureuse du dénouement de l’histoire. Le mot « fin », elle a juste pu le lire avant de tomber dans les bras de Morphée pour une petite heure seulement. Mais quel bonheur.
Il est passé pour l’embrasser doucement, caresser son dos et puis la laisser à ses lettres, mots, phrases… amants et compagnons du silence qu’il ne pourra ni ne voudra jamais combattre.
Elle dormait, perdue au milieu d’eux, et même le parfum de sa présence ne l’a fait bouger de son sommeil.
Pour son réveil, sans avoir déposé un baiser, il lui a murmuré quelques je t’aime, la laissant là paisible aux caresses du soleil.
Le personnage est absent et pourtant étonnamment présent dans cette peinture. Il reste encore le creux de son corps sur le matelas.