La lectrice d’Elizabeth Gordon Werner a ouvert quantité de livres. La pile est là, à côté d’elle. Elle a glissé un signet entre certaines pages pour retrouver plus tard des passages. Car cet après-midi, aucune phrase ne dit exactement ce qu’elle voudrait exprimer. Sauf peut-être, et elle n’en est pas certaine, cet extrait tiré du recueil de Brigitte Haentjens intitulé D’éclats de peines :
tous les chemins sont des liens
des terrains vagues
des phrases sans grammaire des espaces vides entre deux blessures
Mais non. Ce n’est pas ça. Elle dirait : une blessure intercalée entre des centaines de pages heureuses.

2 réponses
Cela ne… plaît… pas une blessure et c’est vrai qu’il faut vite tourner la page
oui, vite tourner la page et ne pas ressasser car demain sera beau et les jours suivants aussi.