Je pense parfois à elle et il me semble entendre son rire pétillant, comme avant. Avant qu’une autre vie l’éloigne. Une vie dont je ne sais rien. Une vie dont j’ai pourtant envie d’imaginer les lignes. Une vie comme elle n’en a jamais eue. Une vie comme elle n’en attendait plus une, elle qui avait été si peu gâtée.
Je pense parfois à elle et j’ai envie de croire qu’il n’y a pas d’âge pour aimer, et que quelqu’un quelque part l’entend désormais rire tous les jours. Et qu’il prendra bien soin du trésor qu’elle est.
*sur une toile de Francesco Dona Vitturi

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