La fenêtre est ouverte, comme elle le sera tant que septembre et octobre auront encore des airs d’été, tant que les enfants joueront dehors et que leurs voix monteront jusqu’à moi. Voix, et surtout accents, que j’écoute comme d’autres s’imprègnent de musique. Pour le mélange. Pour la partition qu’ils construisent en français dans un Montréal cosmopolite et éclectique. Pour cette langue qui est devenue la leur et qui la réunit. Pour cette langue qui est la mienne. À nulle autre pareille. La langue de chez nous.
*toile de Marlene Wiedenbaum

2 réponses
Les accents qui chantent sur nos coeurs, qui disent ce que nous sommes, simplement …
Dire que certains, nés quasiment à côté de moi, s’empressent de jeter leur accent aux escoubilles , c’est désolant !
🙂
Dans ton Montréal quelle belle symphonie tu dois entendre alors …
Bisous accentués 😀
Moi je cause sans accent et j’ai une diction parfaite … par contre je ronfle quand je dors… et je trouve cela très coherent. Le jours je râle, la nuit je ronfle… Je ne vais quand même pas faire l’inverse… Je ne suis pas un anarchiste moi…