Dès que le beau temps s’y prête, elle est là. Assise dans la lumière du matin. Avec pour seul compagnon un livre. Rarement le même.
Elle n’entend ni ne voit rien. Ou si peu. Il lui arrive parfois de lever les yeux à mon passage avant de replonger dans un paragraphe. Un jour, peut-être, oserai-je l’aborder. Parce que j’aurai envie de savoir quel livre semble la rendre si heureuse…
*sur une toile de Karin Jurick

2 réponses
Elle est sacrement bonne Karin Jurick. Elle a tout de même réussi à peindre la toile avant que Denise passe avec son appareil… Et ce n’est pas une toile floue.
Tu as raison Armando…Si j’avais pu photographier la lectrice assise sur le muret, je suis persuadée que ma photo aurait passé à la poubelle ! Lorsque je prends une photo, je bouge tout le temps ou plutôt ce sont les appareils qui bougent…