C’est la lectrice peinte par Jenny Leung (artiste dont les liens ont disparu) qui a parcouru ce soir le recueil de Louise Dupré intitulé Noir déjà et dont elle a retenu ces vers :
Toujours la langue
de tant de morts
étonnée
entre les dents
le vide qui s’affaisse
comme un drapé
on ne sait plus
faire vibrer les temples
au tremblement
du requiem
fiévreux et bas
et nord à peine pôle
le ciel se mesure
à la minceur du jour

2 réponses
Tant de silences pendus à nos yeux
Noyés dans le secret de nos baisers
La nuit le ciel noir silencieux
Viendra voir mes doigts te caresser
Ce seront les mots qu’on oubliera
Seul mon corps s’habillera de toi
Il n’y a pas si longtemps je t’ai appelé et tu m’as dit que tu étais en vacances… maintenant tu joues les rimailleurs de bazar… j’ai comme le pressentiment que tu as voulu te débarrasser de moi vite fait. Ce n’est qu’un léger soupçon… mais un soupçon quand même…