Elle est allée près de son lac. Là où elle renoue avec elle-même. Là où elle s’abandonne au doux clapotis de l’eau sur laquelle les cygnes font leurs arabesques. Là où tout est plus clair. Là où la vie a un sens.
Elle est allée écouter son cœur battre, loin du brouhaha de la ville, loin de ces sons qui l’agressent parfois, loin de tout ce qui l’éloigne d’elle-même.
Et la lectrice de Yevgeniy Vechtomov a ouvert ce livre qu’elle ne lit que là, ce livre intimement lié au décor, ce livre qui est peut-être le sien, un vieux journal intime de son adolescence dont elle remplissait les pages autrefois, allongée dans l’herbe en regardant le ciel, l’eau et d’autres cygnes.

Une réponse
J’aime beaucoup cette toile, c’est très doux et apaisant.