Aurai-je assez d’une vie pour faire aimer aux lectrices du soir tous ces poètes et leurs livres auxquels je suis fidèle depuis longtemps ou que je viens à peine de découvrir? Mieux vaut ne pas y penser et déposer des livres soir après soir pour celles qui voudront bien les parcourir. Comme la lectrice du peintre Imre Greguss, qui a retenu ces vers de Michel Garneau, tirés du recueil intitulé Langage, à notre intention :
en toi se fondent des coquillages ombrés de sel
en tes hanches en tes yeux en la houle des gestes
aux secrets directs et discrets de ton regard
il y a des navires à peine retrouvés que perdus
dans chacune de tes larmes nocturnes
et à tout navire il y a coquillages à la coque douce
au sablier de sable blanc de la tendresse
de lentes perles gonflent le cœur de tes seins
que cueille doucement le souffle entre mes doigts

3 réponses
J’hésite entre la fille et le poème, la fille et le poème, l’anatomie ou la culture… tant pis je vais rester encore un peu con mais à mon âge…
Ces vers de Michel Garneau ne sont que douceur…Merveilleux !
Fait chavirer le coeur.. et il n’y a pas d’âge pour cela !