J’ai entendu les pas sur le plancher, le froufrou de la robe, la chaise qu’on tire, les pages qu’on tourne. La lectrice de Louise de Bourbon était au rendez-vous. Elle venait à la rencontre des mots de Louise de gonzague Pelletier dans Cheveu-de-Vénus :
J’ouvre ton poignet d’écrin.
Tu m’habites d’arums.
J’ai la grâce poulpe,
creuse tes rosées.
Tu gardes le torse ouvert
à même tes voltiges d’oiseau.

2 réponses
Le frisson de quelques écrits
Par des lèvres au bord du coeur
De tendres mots dans la nuit
Pour quelques matins de bonheur
Et le jour éclate pour celle
Qui nous fait briller le regard
Et puis on rêve de sa belle
De se retrouver à nouveau le soir.
Louise de gonzague aurait été charmée par ce poème, Nuage de bleu..