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L’anthologie 11

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Certaines restent bien droites, presque figées, le temps de leur lecture. D’autres, comme la lectrice de Fritz Skade, prennent leurs aises et s’allongent. Mais toutes repartent en prenant soin de laisser un extrait de l’anthologie d’Alain Bosquet pour nous.

Septembre qui ne cesse plus

Je t’ai séparée de la nuit. Je t’ai volée à la terre ancienne qui t’étouffe. Je t’ai ramenée sur la mer. Nous voici maintenant tous les deux, secrètement unis dans un buisson de bruyères. Le ciel passe très loin. Un peu de sable s’est amassé contre ma bouche. Nous dormirons ici, veux-tu. Nous attendrons, toi et moi, que personne ne se souvienne.

(Claude Esteban)

Une réponse

  1. Je n’ai pas plus de chance avec Fritz Skade mais j’ai tout de même appris qu’on parle « d’art dégénéré »…
    Je découvre Esteban et j’aime beaucoup cet extrait.

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