Elle y a cru, comme nous y croyons tous un jour ou l’autre de notre vie. Elle y a cru à 20 ans, à 30 ans et même à 40 ans. Puis, elle a cessé d’y croire. Les héros des romans n’existent que dans les romans. Les grands sentiments y sont imprimés noir sur blanc, mais ne se vivraient pas au quotidien pour elle.
Oui, bien sûr, des hommes ont traversé sa vie. Quelques semaines ou une nuit. Elle a aimé certains d’entre eux. Et il en est même qu’elle n’oubliera jamais.
Mais ce soir, elle a cessé d’y croire. Ce soir, la lectrice de Philibert Cockx a ouvert un nouveau livre. Encore un autre.
Et elle s’est fait la promesse de ne plus jamais lire un roman où il est question d’amour. Elle a passé l’âge d’y croire. Pas pour les autres mais pour elle.
4 réponses
on connait…et puis un jour et d’un coin inattendu, se manifeste une petite lueur de sentiment qu’on reconnait et qui devient tellement présent qu’il n’y plus moyen de le nier et voilà qu’on se retrouve des étoiles plein les yeux à y re-croire…..même à 40 ans,50 ans, 60 ans et plus loin
je suis très optimiste; je pleure et puis je sèche mes larmes pour un nouvel amour avec l’espoir que cette fois-ci, cela va marcher… Il faut ouvrir le livre … à la bonne page.
Lali, ou devrais-je dire « Marraine ». Je connais que trop bien le sentiment qu’éprouve cette « Lectrice ». Mais, ne sommes-nous pas la preuve que les belles histoires existent ?
Ca ,c’est un texte qui me plait…Vive Roberta ! Merci Cath !