C’est grâce à une carte postale que j’ai pris connaissance du travail de l’artiste russe Kristina Mirvoda. Et j’ai tellement aimé la scène qu’elle a imaginée que j’ai décidé de vous l’offrir afin que vous l’animiez à votre façon et en vos mots, comme vous le faites si bien dimanche après dimanche depuis plus de dix ans.
Et, comme le veut l’habitude, aucun commentaire ne sera validé avant dimanche prochain, ce qui vous laisse amplement le temps d’examiner la scène livresque de la semaine et d’écrire quelques lignes.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!

4 réponses
Et quand je serai tout en haut de la pile ?
Que vais-je faire?
Que vais-je voir surtout?
Que vais-je découvrir?
Car je suis sûr
Ou je suis sûre
Oui, bien sûr !
Qu’en haut de la pile
Le monde entier m’attend.
Plus tard, je me contenterai d’ouvrir un livre après l’autre.
Tranches vertes, rouges, dorées à l’or fin, cuir, ouvragées, reliures de rêve ou de luxe…
En attendant, que voilà de pratiques escaliers.
Je monte et tant pis si je tombe
A mon âge, on ne se fait pas mal
Je remonterai
Car chaque fois que je tomberai,
Je remonterai.
Oui, oui, plus tard, plus tard
Quand j’aurai oublié le temps des pyjamas…
Je me souviendrai toujours des livres
Que je ne savais pas lire
Mais que j’escaladais sans fin
Car tout en haut de la pile
C’était le monde,
Le monde des étoiles et du Rêve sans fin
Qui m’avait fixé rendez-vous
Avec tant d’autres enfants
Avec tant d’autres amis
Pour Cupidon c’est l’escalade
D’un monde où il est trop petit
Pour comprendre.
Il grimpe sur l’échelle du savoir,
En quête de l’inexprimable.
Délaissant carquois, flèches et ailes,
Il s’allège.
Délesté d’un surplus de poids,
Il progresse.
La connaissance est à ce prix.
Il faut donner beaucoup de soi,
Et s’avancer nu sur le marches,
Oser se hisser sans attaches.
Gravir sans peur tous les degrés,
Outrepasser ses propres affres.
L’amour est à ce prix.
Cupidon, délié de ses charges,
S’adonne à sa fantaisie,
Ne songeant plus à faire de frasques,
Et déchargé de tout souci.
Il reste un enfant espiègle,
Mais ne transperce plus aucun coeur.
Les hommes n’ont qu’à se dépêtrer
De leurs passions, de leurs humeurs.
Lui, résolu, inébranlable,
Ascensionne vers la poésie,
Vers son âme.
Allègre, il s’élève, réjoui,
Le geste hardi, et l’élan libre,
A la conquête du plus haut des livres.
A la conquête de sa vie.
Comment faire pour entrer dans l’histoire ?
Vis ta Vie, voilà ton Histoire !
Pierre.
Je voudrais des matins esquissés
Comme un début de printemps
Et des couleurs pour oublier
Une vie en noir et blanc
Je voudrais des silences heureux
Comme la douceur rose du matin
Connaître le bonheur d’être deux
Et oublier tant de chagrins
Je voudrais tout recommencer
Depuis l’enfance en solitaire
Savoir rire et aussi jouer
Comme un enfant ordinaire