Cette scène peinte par l’artiste William Bromley m’a tout de suite amusée. C’est pourquoi j’ai eu envie de vous la proposer afin que vous puissiez nous raconter, en vos mots, ce qu’elle évoque pour vous.
Comme d’habitude, aucun texte ne sera validé avant dimanche prochain. Vous avez donc sept jours devant vous pour écrire quelques lignes et lire ce qui a été déposé sur la toile de dimanche dernier.
D’ici là, bon dimanche et bonne semaine. Et que l’imagination soit avec vous!

3 réponses
Pour tromper l’attente, certains lisent.
D’autres se perdent dans leurs rêveries.
D’autres encore font un brin de causette,
Ou s’enflamment dans des discours ardents.
Certains ruminent leurs soucis, amers.
D’autres enfin dorment, nullement gênés par leurs ronflements.
Celui-ci, qui s’est assoupi, éructe dans son sommeil
Et même il parle, troublant à son insu la quiétude
Que ses deux jeunes compagnes tentent de préserver en lisant.
Elle s’en irritent, car aucune d’elle n’oserait se risquer à un somme.
Ronfler est un peu trivial pour un homme.
Pour une femme cela devient carrément inconvenant.
Du moins dans nos cultures.
De plus, ces borborygmes et grondements
Entravent leur lecture.
L’attente maintenant, plus que celle de leur tour,
Est devenue celle du retour au calme.
N’est-il pas déjà assez accablant
D’avoir à subir tant de nuits blanches
Près de maris tonitruants?
Elle est tellement désespérée
Ras-le-bol de son époux
Depuis qu’ils sont mariés
Il s’endort partout
Matin, midi et soir
À l’église chaque dimanche
C’est un vrai cauchemar
Il s’endort comme une planche
C’est vraiment un malheur
Il ronfle comme un pacha
Que faire votre honneur
D’un vieux mari comme ça
Le juge un peu fatigué
De l’écouter des heures durant
Lui conseille un peu amusé
De prendre un jeune amant
De préférence déjà marié
Et au mieux un peu volage
Ainsi il saura garder
Le secret dans le village
Pas choquée la jeune dame
Lui répond dans un éclat
Mais voilà tout mon drame
Un jeune amant j’ai déjà…
Les tableaux ne font pas de bruit. Du moins, en principe. Peut-être que les tableaux de Rubens crient. Ici, je me suis demandé ce qu’ils faisaient là, ces trois personnages, ce qui les liait?
Je me suis demandé s’ils étaient dans un tribunal…
Vu l’époque, ils ne peuvent être dans une gare, mais ils peuvent attendre la malle-poste. Dans ce cas, le voyage promet d’être éprouvant, chaleur et promiscuité, ou froid et promiscuité.
Les rideaux ne sont-ils pas là, justement, pour protéger du froid?
Et que vient faire ce petit espion canaille? Qui regarde la scène en souriant.
L’homme est-il seul, ou accompagné d’une épouse et d’une fille, ou de deux filles? Un personnage, qui, au fil des années, deviendrait un personnage de Jane Austen, en Angleterre, encore quelques dizaines d’années…
Ou, pourquoi pas, sont-ils dans un temps ou dans une église ? Mais qu’y feraient-ils et s’est-on jamais soucié d’avoir chaud ou froid dans une église ou un temple ?