Il y a dans cette toile d’Erin de Burca beaucoup de petites joies additionnées. Le livre, la musique, la position allongée, les pieds nus.
Mais il y a aussi une odeur. Une odeur qui ravit la lectrice un peu repliée afin de profiter de temps en temps de celle-ci. Une odeur qui fait plaisir et dont elle ne se lasse pas. Celle qui colle aux vêtements quand on les met à sécher à la machine. Celle de l’assouplisseur de tissus. Et chaque fois qu’elle enfile un pull encore chaud, tout droit sorti de la sécheuse, elle se remémore la scène. Quand sa mère lavait sa doudou et qu’elle la séchait, elle restait là devant la machine à surveiller. Il fallait bien. Parce que la couverture rapetissait à chaque séchage.
Toutes les mamans font ça : couper en douce la couverture que l’enfant refuse d’abandonner. Jusqu’à ce qu’il ne reste aucune trace. Mais l’odeur subsiste. Et c’est un bonheur que de la retrouver.
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