Ils s’étaient rencontrés un jour d’automne. Un de ces jours curieux où l’on n’a le goût de rien dire, où les choses habituelles affichent ouvertement leur vanité et où le moindre événement sortant de l’ordinaire revêt une importance extrême. (Gilles Vigneault)
Parle-t-on de rencontre quand on se savait déjà et qu’on se reconnaît? Parle-t-on de rencontre quand on attendait depuis toujours celui qui avance vers soi? Parle-t-on de rencontre quand celle qui vient est celle qui devait venir et qu’on le sent?
Parle-t-on de rencontre quand deux morceaux éparpillés dans l’espace se trouvent enfin réunis?
On sait seulement que depuis ce jour d’automne, ils s’aiment avec tout ce que le verbe aimer comporte de joies et de complicité. De tristesse aussi, parfois, vite balayée par un baiser.
On sait seulement que depuis ce jour d’automne, ce qui avait toujours existé s’est mis à vivre.
*sur une toile de Valso

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