L’épaule
On y pose la main en écharpe comme un fleuve
S’enroule à la mer en écarte le sel on y pleure
Sans regarder le ciel où celle dont les cheveux
Coulent et caressent l’onde odorante on y creuse
Un nid pour dormir avec la tendresse dorée là
Où le soleil apprivoisé tague la peau comme
Une tartine chaude à peine sortie de la cheminée
Et c’est si beau le plomb soyeux de la solitude quand
Elle ploie
Alain Duault, Nudités
*choix de la lectrice de Jean-Jacques Mancardi

2 réponses
Bonjour Lali, je relis ces mots pour la troisième fois, c’est splendide de délicatesse.
Tout comme l’illustration d’ailleurs, grand merci et bonne journée.
Oh cette volute voluptueuse, ce nid de douceur décrit !