
La vie est faite de ces petits bonheurs quotidiens dont on se lasse, dont il faut être privé pour apprécier la valeur. (René Ouvrard)
*toile de Rosalind Roberts

La vie est faite de ces petits bonheurs quotidiens dont on se lasse, dont il faut être privé pour apprécier la valeur. (René Ouvrard)
*toile de Rosalind Roberts

Ce besoin de se sentir utile qui a toujours été le mien. Omniprésent. Ce besoin que j’ai la chance de combler alors que d’autres sont confinés, loin des leurs, sans travail, en mode survie.
Ce besoin aussi, qui ne m’a pas quittée depuis plus de quatorze ans, de déposer des mots, des images, des états d’âme, des souvenirs, alors que tout se bouscule, que plus rien ne sera jamais pareil. Ce besoin de stabilité et de dire que je suis là, que je ne laisserai pas tomber ceux qui visitent le pays de Lali régulièrement, de temps en temps, voire par hasard.
Et cette envie de vous dire que ça va bien aller, et de vous inviter à lire cet article.
*toile de Romeo Mesisca

Si c’était possible, je voudrais avoir droit à une telle vue de ma fenêtre. Et je parie que je ne suis pas la seule… Même si j’ignore où cette photo a été prise.

Bien des gens acceptent de faire de grandes choses. Peu se contentent d’en faire de petites quotidiennement. (Mère Teresa)
*toile d’Henri Wormser

Soudainement, il a fait doux alors qu’il avait neigé la veille. Alors, j’ai ouvert la fenêtre, chose que je ne suis pas en mesure de faire au bureau.
Mais manquaient les cris des enfants, leurs jeux, les ballons, les bicyclettes. Et je me suis dit, pour oublier le silence, qu’il était encore trop tôt. La neige est encore présente, même si bien décidée à fondre. Il fait encore froid, même si hier ça commençait à ressembler au printemps. Et surtout, ce n’est pas le moment d’entrer en contact les uns avec les autres.
Et je me suis éloignée de la fenêtre ouverte.
*toile de Bertrand Girard

Effeuillons le livre. Effeuillons la marguerite. Une carte envoyée de la République tchèque par Monika qui fait sourire. J’en avais besoin. Vous aussi?

Nous avons parfois moins de courage pour affronter les ennuis quotidiens que pour les grandes catastrophes. (Ésope)
*toile de Fernando O’Connor

Travailler de la maison m’a fait réaliser à quel point il y avait partout des piles de livres à lire, lesquels n’attendaient que le confinement pour signaler leur présence.
Chaque pause est donc consacrée à eux. À les choisir. À les lire. Et à déplacer les piles.
Viendra le temps où je vous parlerai d’eux. Bientôt, je crois.

Ce n’est pas le moment de voyager physiquement, mais on peut encore le faire sans sortir de chez soi. Un globe terrestre et des livres peuvent suffire, affirme Ria, qui m’a envoyé cette carte postale du Texas. Les règles de base pour éviter la propagation n’y sont pas encore en vigueur, selon ce que m’a dit mon amie Lori, laquelle a quitté il y a huit jours le Texas pour la Californie pour se protéger et en protéger d’autres. Incompréhensible.

Nos petites victoires quotidiennes nous donnent la force d’affronter les plus grands combats. (Sundari)
*toile d’Aksel Jorgensen
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