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La goûteuse d’Hitler

Un titre comme celui-ci ne pouvait qu’attirer mon attention. C’est ce qui est arrivé lors du plus récent Salon du livre de Montréal. La lecture du résumé a fait le reste. Je devais absolument lire ce roman qui a été tant de fois primé en Italie.

Et je n’ai pas été déçue. La goûteuse d’Hitler est un excellent roman. Probablement parce que Rosa, l’une des quinze goûteuses d’Hitler et l’héroïne du roman de Rosella Postorino, est un personnage complexe que nous tentons de comprendre au fil des ses questionnements, de ses gestes, de ses interventions, de ses peurs, de ses attentes, de ses rêves, et de ses combats.

Rosa, Berlinoise d’origine, installée chez ses beaux-parents à la campagne après la mort de sa mère et pendant que son mari est au front, est sélectionnée pour faire partie de celles qui goûtent aux plats servis à Hitler, qui craint qu’on l’empoisonne. Elle se voit dans l’obligation de se conformer à ce choix qui n’est pas le sien, au péril de sa propre vie, alors qu’elle n’est pourtant pas une admiratrice d’Hitler, ni une adhérente au parti nazi. Mais elle a été choisie, comme quatorze autres femmes avec qui elle partage son quotidien et avec qui elle se lie dans la mesure où on peut se lier avec d’autres quand on a la même peur de mourir.

Extrêmement bien documenté, le roman de Rosella Postorino dresse un portrait historique très juste pour qui s’intéresse à cette époque, dont je suis, et nous offre des personnages authentiques, imparfaits, comme on retrouve en temps de guerre. Avec ce que cela peut comporter de trahison et d’écarts à la morale et aux lois.

Pendant près de 400 pages, la vie de Rosa nous est relatée, pas juste celle qui concerne ses journées comme goûteuse, mais celle, plus libre, hors du réfectoire, Là où elle attend Gregor qui a disparu. Là où elle devient amie de la baronne pour qui son beau-père travaille. Là où elle sera toujours une étrangère. Là où elle attend la fin de cette guerre qui n’en finit pas. Là où son cœur s’affole parfois.

Un roman troublant et magnifiquement mené, que je conseille vivement.


Monaco, une carte postale et une chanson

Le palais de Monaco, sur cette carte postale rapportée par Monique, est de toute beauté, vous l’admettrez. Or, je n’ai qu’une chanson en tête quand je pense à Monaco. Savez-vous à laquelle je pense?

Ce que mots vous inspirent 2653

Le bonheur se taille en hauteur pour ce qui lui manque en longueur. (Robert Frost)

*illustration d’Oleg Mayorov

Le dimanche des gargouilles 10

Lion ailé, ancienne cathédrale d’Utrecht, Pays-Bas

*photo de Janetta Rebold Benton

Le dimanche des gargouilles 9

Cochon et cochonnet, église Notre-Dame-de-la-Chapelle, Bruxelles

*photo de Janetta Rebold Benton

Le dimanche des gargouilles 8

Lion, cathédrale Santa Maria, Milan

*photo de Janetta Rebold Benton

Le dimanche des gargouilles 7

Gargouille et sculptures, cathédrale Saint-Jean, Bois-le-Duc, Pays-Bas

*photo de Janetta Rebold Benton

Le dimanche des gargouilles 6

Des gargouilles de la cathédrale de Strasbourg

*photo de Janetta Rebold Benton

Le dimanche des gargouilles 5

Chèvre dans un corps d’oiseau, cathédrale Saint-Rombaut, Malines, Belgique

*photo de Janetta Rebold Benton

En vos mots 667

Une autre semaine a filé. Une semaine où il a fait très froid certains jours, et où il a aussi neigé. Pas question, donc, pour la lectrice peinte par Phoebe Dickinson de bouger aujourd’hui. Un livre lui tiendra lieu de compagnon.

À vous de faire sa connaissance, de nous parler d’elle, de nous dire en vos mots ce qu’elle est en train de lire. Vos textes seront validés dans sept jours, et pas avant, comme le veut l’habitude. Ce qui vous laisse le temps de lire ceux qui ont été déposés sur l’illustration de dimanche dernier et de les commenter avant de vous attaquer à la toile d’aujourd’hui.

D’ici là, bon dimanche et bonne semaine à tous!