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Les mots conjoints 2

Qui craint l’erreur ne comprend rien à l’apprentissage. (Bruno Roy, Les mots conjoints)

*toile de Lin Fischer

Les mots conjoints 1

Cela fera dix ans demain que mon ami l’écrivain Bruno Roy est décédé. Dix ans qu’il nous manque, que sa voix et ses poèmes nous manquent. Mais au pays de Lali, il n’a cessé d’être présent. Vous pourrez le constater en écrivant son nom dans la case Recherche s’il vous tente de lire certains de ses textes.

Et pour souligner cet anniversaire, j’ai ouvert Les mots conjoints, un recueil d’aphorismes publié il y a un peu plus de 20 ans pour les plaisir d’en partager avec vous et avec une dizaine de lectrices dans lesquelles je me reconnais un peu, en commençant par celle peinte par Igor Koutsenko et cet extrait : Le destin est une décision qui oriente le hasard.

La belle époque

Je n’étais pas allée au cinéma depuis des mois, trop prise par mes nombreuses activités chronophages. C’est donc avec bonheur que j’ai retrouvé le chemin de mon cinéma préféré afin d’assister hier à la première séance de la journée du film La belle époque, réalisé par Nicolas Bedos.

Et quelle façon réjouissante de commencer la journée! La belle époque est un film séduisant et tout simplement charmant, duquel on sort avec un sourire grand comme ça. Tout simplement. Parce qu’on y a cru d’un bout à l’autre, parce que ça finit bien, et qu’on a besoin de tels films pour oublier tout ce qui cloche ici et là, et pour mettre en veilleuse les informations dramatiques qui se sont emparées de tous les médias d’information.

Pendant près de deux heures, je suis entrée dans le monde du rêve, de l’improbable devenu réalité, de la vie qui s’anime à nouveau, de cœurs qui battent encore fort, et de l’amour qui cherche à se faire une place grâce à ce film qui met en scène Daniel Auteuil dans un rôle qui lui va comme un gant, de même que Fanny Ardant, Guillaume Canet et Doria Tellier, tous crédibles et impeccables.

Le dessinateur désabusé et dépassé par la modernité actuelle où tout se passe virtuellement, et où on ne lit plus de livres, verra sa vie se transformer grâce à un cadeau offert par un ami de son fils qui lui donne l’occasion de replonger dans son passé. Et de retrouver un moment très précis de ce passé, à savoir celui où il a rencontré Marie-Anne, celle qui vient justement de le mettre à la porte.

Un voyage dans le temps qui s’avérera marquant, peut-être même désorientant, et dont il ne sortira pas indemne, mais transformé à jamais. Un film qui commence bien cette année que je désire celle de tous les possibles.


Orsay, gare puis musée

Construite en 1900, la gare d’Orsay a depuis 1986 une nouvelle vocation. Grâce aux cartes postales ramenées de Paris que m’a envoyées Anémone, je me suis rappelée mon premier voyage en Europe en 1981 – la gare était alors en pleine transformation – et une semaine passée à Paris en 1986 où j’ai visité le musée tout juste ouvert en compagnie de mon amie Jasmine.

Deux formidables souvenirs sur lesquels le temps n’a pas eu prise tant ils sont encore vifs.

Nida

Je connais vraiment peu la Lituanie. C’est donc avec joie que j’ai découvert la station balnéaire de Nida, où l’écrivain Thomas Mann possédait une maison d’été qu’on peut aujourd’hui visiter.

Par la même occasion, j’ai aussi appris qu’elle se trouvait sur l’isthme de Courlande, qui a inspiré à Frédérique Hébrard et Louise Velle le royaume de Kurlande d’où est originaire Koba, le personnage principal de La demoiselle d’Avignon, une série qu’avait adorée la gamine de 10 ans que j’étais à l’époque.

Preuve qu’une simple carte postale a la possibilité de vous faire découvrir du pays, et qu’elle peut aussi dans certains cas vous ramener à vous et à vos souvenirs.

Ce que mots vous inspirent 2642

Les symboles ne sont pas des signes, ni des allégories remplaçant une chose connue, ils cherchent à annoncer un état de fait peu connu, ou même inconnu.  (Carl Gustav Jung)

*illustration de Rachel Dean

Das alte Café Kröpcke

Cette aquarelle signée Georg Dieckmann vous donnerait envie de remonter le temps afin de vous retrouver à Hanovre en 1907. Notamment pour y prendre un café. Mais aussi pour arborer l’un de ces magnifiques chapeaux.

Ce que mots vous inspirent 2641

Suis ton bonheur et l’univers t’ouvrira des portes où il n’y a que des murs. (Joseph Campbell)

*illustration de Jimmy Liao

Bonne année 2020

Déjà 2020! Sera-t-elle l’année magique qu’on nous promet en raison de ces deux 20 côte à côte? C’est ce que nous saurons dans un an!

Pour l’heure, je vous souhaite une année inoubliable faite de moments de douceur, de tendresse et de rires. Et du temps pour profiter de chacun d’entre eux.

Merci d’être là jour après jour, de me lire, de vous laisser séduire par mes cartes postales. Je compte bien avec la nouvelle année partager avec vous les photos accumulées au fil des derniers mois, vous faire part à nouveau de mes lectures, et peut-être même vous offrir une nouvelle chronique. Ce que je n’ai pas pu faire en 2019, trop prise par divers projets.

Merci plus spécialement à 10Douze27, Adrienne, Agathe2bk, Anaïs, André Morat, Anémone, Anne H, Anne-Marie, AnnickSB, Armand, Armando, Bonheur du Jour, les Caphys, Célestine, Chantal, Cochonfucius, Colo, Damien Dubé, Dominique Costermans, Ève, Gregor V. Bochmann, Ildikoo, Josiane57, Lilas, Lou, Margalide, Muriel-Cécile, Pastelle, Pivoine, Sabine, Tania, Tatieva, Terry et Vincent, qui ont laissé des traces de leur passage au pays de Lali.

À nouveau, une excellente année 2020!