Commentaires récents
Admin:
Archives:
Au pays des poupées et des magiciens

Je ne suis pas familière avec la littérature jeunesse qui tourne autour de la magie, mais j’ai été attirée par ce premier roman de R.M. Romero où il en est question pour la seule et bonne raison qu’il se déroule à Cracovie en 1939 et dans les années qui suivent.

Celui qu’on nomme le Fabricant de poupées est aussi magicien, mais cela est un secret qu’il ne partage avec personne, jusqu’à ce que Karolina soit propulsée du Pays des Poupées à son monde à lui, grâce à ses talents, la rendant capable de parler et de dire tout ce qu’elle pense.

Ce sont donc deux histoires qui se mènent en parallèle, à savoir celle de la guerre au Pays des Poupées, lequel a été envahi par des rats qui ont détruit sur leur passage et forcé ses habitants à fuir, du moins ceux qui ont échappé au massacre, soldats de bois comme poupées, animaux en peluche et autres jouets, et celle de Cracovie, envahie par les Allemands.

Il est donc question de guerre, d’amitié – celle qui unit le Fabricant et la poupée, mais aussi celle entre eux et un violoniste juif et sa fille –, et de comment on fait de son mieux pour résister alors que tout est contre soi. Et ce, même si on a des talents de magicien.

Vous aurez compris que le tragique l’emporte souvent et qu’il y a bien des larmes au fil des pages et des histoires qui se déploient. Car nul ne sortira intact de cette histoire. Certains y laisseront même leur peau.

Or, j’ai été agréablement surprise de me laisser prendre au jeu, et de croire que les magiciens et les sorciers devaient sûrement exister. Car R.M. Romero est une véritable conteuse.

Mais je ne pense pas que les jeunes de 10 ans sont en mesure de lire un tel roman fantastique, tant en raison de sa longueur que du sujet, malgré ce qu’affirme son éditeur; 13 ans me semblerait plus juste en raison du travail de recherche que cela demande.

La fillette de Volendam

Ce qu’elle est mignonne cette fillette de Volendam sur une carte postale envoyée par mon amie Dymphie. Mais que fait-elle avec un panier rempli de jonquilles et non de tulipes?

Ce que mots vous inspirent 2496

Certains mots ne se disent plus quand on a attendu trop longtemps. On peut les suggérer, oui, mais pas les prononcer ni les écrire. (Cathy Galliègue)

*toile d’Henrik Schouboe

Cœur de pavot

Magnifique ce cœur de pavot, photographié par Norbert Kustos, une carte postale qui m’a été envoyée par Beate, qui vit près de Cologne.

Ce que mots vous inspirent 2495

La vie de tout homme est une espèce de cercle imparfait, qu’il recommence à parcourir tous les jours. Il a une série de pensées, de désirs et d’inclinations, qui lui reviennent dans l’ordre et chacun en son temps, et qu’il serait difficile d’écarter pour faire place à quelque chose de neuf et d’extraordinaire. (Jonathan Swift)

*toile de Buffie Johsnon

À Nevers

C’est à Nevers que mon amie Lilas a photographié la devanture et l’enseigne de la librairie jeunesse Les Gens de la lune, laquelle m’a fait découvrir
l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse, qui regroupe 48 librairies qu’on appelle aussi les Librairies Sorcières.

Superbe trouvaille que je partage avec vous. Qui sait s’il n’y a pas une telle librairie près de chez vous?

L’univers de Kiki

J’ai tout de suite souri quand j’ai vu le nom de l’artiste Kiki la Peste. Et pour cause, car quand j’avais deux ans, je disais que je m’appelais Kiki – c’était bien plus court que Christine. Mais je ne pense pas que j’étais une peste…
Et j’avoue avoir été séduite par l’univers de cette artiste de Saint-Malo. Je crois que vous le serez aussi!

Ce que mots vous inspirent 2494

Les parents s’aiment eux-mêmes dans leurs enfants, qu’ils regardent comme une portion d’eux-mêmes. (Jean-Claude Delamétherie)

*dessin de Linda Olafsdottir

Eleanor Oliphant

C’est Christabel, une Australienne avec qui j’ai échangé quelques cartes postales, qui m’a suggéré de lire Eleanor Oliphant va très bien, un roman qu’elle venait de terminer et qu’elle avait énormément apprécié.

J’ai donc suivi son conseil et me suis plongée dans les aventures de cette Eleanor, qui ne connait rien à la vie sociale et qui n’a jamais eu d’amis jusqu’ici, alors qu’elle a près de trente ans. Et pour cause. Elle a vécu de famille d’accueil en famille d’accueil toute sa vie à la suite d’un incendie, ayant pour compagnons les livres et la vodka.

Et si elle ne s’était pas éprise d’un chanteur vu sur scène, qu’elle croit être l’amour de sa vie et le futur père de ses enfants, Eleanor n’aurait rien changé à sa vie, à ses habitudes de ne jamais mettre de gants blancs, à sa façon de se suffire amplement à elle-même et de se comporter comme un ours mal léché. Mais elle est tombée amoureuse d’un chanteur, ce qui l’oblige à mille ruses et à des changements pour séduire l’objet de son obsession.Cela signifie une transformation physique, d’une nouvelle coiffure à des chaussures à la mode, en passant par bien des essais de tous les styles, dont certains vous feront rire aux larmes, et des tentatives pas toujours habiles de se lier avec les membres de son entourage ou ceux qui croisent incidemment sa route.

Eleanor Oliphant est une anti-héroïne. Parfois même désagréable, tant elle semble dépourvue du strict minimum de savoir-vivre et d’éducation, malgré sa grande érudition à force de lire tous les livres qui lui tombent sous la main. Mais elle finit par être attachante avec ses maladresses et ses déboires.

L’Écossaise Gail Honeyman aurait-elle pu se douter que son premier roman, qui nous mène de surprise en surprise, et du rire aux larmes, connaitrait un succès international et qu’il serait traduit afin d’être diffusé dans 27 pays? Je ne le pense pas.

Ce dont je suis certaine, par contre, est que quiconque plongera dans les aventures d’Eleanor Oliphant, qui comptent près de 400 pages, ne s’ennuiera pas une seule minute!

Des pigeonniers du Tarn


Comme je ne sais jamais ce que je vais trouver dans ma boîte aux lettres, rentrer chez moi est toujours un plaisir. Et Lou, une des lectrice du pays de Lali, m’a fait une bien jolie surprise en m’envoyant ces cartes postales représentant des pigeonniers du Tarn, que je partage avec vous.