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Le paysage immobile 3

SIZONENKO (Oleg) - 2

absence

la roche bise luit sous
la langue lisse de l’eau
lente en allée
que boit le sable

et ton regard en moi

mousses gorgées
de larmes douces

et dans le ciel

ton souffle
caresse à mon cou
soleil aux éclats
présence à vif
dans la vague qui revient
ourlée de la dentelle
de ton rire

Jean Le Boël, Le paysage immobile

*choix de la lectrice d’Oleg Sizonenko

En sabots dans la neige

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Je ne suis pas une fan de l’hiver, vous l’aurez sûrement compris à me lire.
Mais j’avoue que cette illustration signée Cornelis Jetses pour des livres d’apprentissage de la lecture néerlandais du début du XXe siècle a tout pour me plaire!

Ce que mots vous inspirent 2430

SHINN (Everett)

On ne peut pas traîner avec soi indéfiniment tout ce qu’on a été, il faut faire de la place pour les expériences nouvelles. (Jean-Paul Fugère)

*toile d’Everett Shinn

Le paysage immobile 2

PETTIE (John) - 1

et nous serions ainsi
indifférents à toute perte
hors la nôtre
prudents penseurs de paroles
partageant parcimonieusement nos ventrées

soucieux du désordre de la misère
jusqu’à farder la face
du pauvre

émus pourtant des clameurs du stade et de l’arène
prompts à la vindicte
et à l’oubli

ah, le froid m’en glace le dos

Jean Le Boël, Le paysage immobile

*choix de la lectrice de John Pettie

Le bouquet

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Auriez-vous tout de suite su qu’il s’agit ici d’une toile d’Andy Warhol? Pas moi!

Ce que mots vous inspirent 2429

ROIBAL (Larry) - 1

La vie est un voyageur qui laisse traîner son manteau derrière lui, pour effacer ses traces. (Louis Aragon)

*toile de Larry Roibal

Le paysage immobile 1

SMITH (Carlton Alfred) - 5

Caresses sur la peau du vent

paysages dépouillés de l’homme
habités de regards

douces la pente
et l’herbe
caresses sur la peau du vent

marais mouillères grises
mouillures à nos âmes prégnantes
matières vives

soleil froid des dunes
oyats toison sur la peau
lisse aussi au-dedans

derrière l’horizon, le vide
d’où surgit le jour

Jean Le Boël, Le paysage immobile

*choix de la lectrice d’Alfred Carlton Smith

La machine à écrire Chicago

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La carte postale est minuscule : 7,5 cm X 8,75 cm.
Elle a pourtant voyagé sans s’abîmer et surtout, sans se perdre en chemin.
Pour mon plus grand plaisir.
Et peut-être le vôtre.

Ce que mots vous inspirent 2428

CHENG (Hsiao Ron)

Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute. (Victor Hugo)

*toile de Hsiao Ron Cheng

Du vertige 3

SHARPE (Wendy)

Vacillement

Par quels fleuves
et méandres
suis-je venu
jusqu’à toi
dans la beauté
et l’herbe du vent
où ton corps se déploie

sculptant de lumière
et d’ébène
par quelle solitude
jusqi’à toi

Michel A. Thérien, Du vertige et de l’espoir

*choix de la lectrice de Wendy Sharpe