La science est un train que le mécanicien ne peut arrêter. (Frédéric Dard)
*toile de Bruce Turner
L’ironie
Quand il me faut affronter le péril
D’être tout seul dans ta fosse, insomnie,
Et que je trouve une chère ironie
Au fond de moi, qui ne veut pas mourir,
Comment ne pas dire mais c’est bien elle
Qui me retient en foi de Supervielle,
Et faut-il donc toujours la maltraiter
Ou la chasser au lieu de la goûter.
Malheur à nous qui ne savons sourire
Et ne pouvons emprunter qu’au délire.
Dieu ne peut-il reconnaître un poète
Que seulement s’il lui tourne la tête?
O ma raison, sois donc mon oraison
Et laisse-moi te demander pardon
D’avoir souvent caressé la folie
Comme une amie.
Mais, ô raison, n’es-tu pas déraison
Qui dans mon crâne aurait changé de nom
Et n’est-ce pas l’acide du mystère
Qui me retient chancelant sur la terre
Par son poison?
Jules Supervielle, Escalier
*choix de la lectrice de Louis Hersent
Le vent,
d’accord, mais pour
aller où quand il ne le sait pas
Jean-Louis Millet et Werner Lambersy, De brins et de bribes
*choix de la lectrice de Leslie Graff
Quel joli livre que Les lettres de Gladys! J’ai eu un sourire grand comme ça du début à la fin de cet album d’Ingrid Chabbert, dont j’ai aimé tous les livres que j’ai lus. Et le sujet y est sûrement pour beaucoup, autant que la façon de l’exploiter, car Mademoiselle Gladys écrit. Des lettres de toutes sortes, des poèmes d’amour, et même des factures.
Écrire est ce qu’elle fait le mieux. C’est aussi sa façon de créer des liens et d’apporter joie, douceur, imagination et réconfort autour d’elle. Et si grâce à sa passion pour les mots et à son talent pour les utiliser, une amitié se développait?
Je n’en dirai pas plus. Laissez-vous séduire par Les lettres de Gladys, un album joliment illustré par Stéphanie Augusseau, dont j’avais apprécié les illustrations réalisées pour un autre album d’Ingrid Chabbert, Un jour, mes parents viendront.
Une carte qui tombait pile dans mes goûts, mais qui ne fournissait aucune indication au verso…
Il a suffi de quelques clics pour trouver ce formidable article que je vous invite à lire (même s’il est en anglais) et pour apprendre que l’illustrateur de cette publicité des machines à écrire Mercedes est August Hajduk.
Je ne me lasse pas de cette merveille.
Un auteur classique est un auteur sans cesse en train de se former. (Azorin)
*toile de Frank O. Salisbury
L’herbe folle dit
si tu sais où tu vas,
c’est que tu ne sais pas où tu es
Jean-Louis Millet et Werner Lambersy, De brins et de bribes
*choix de la lectrice de Birgit Stern
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
Commentaires récents