Pareil au désir
l’insistance de la mer
encore et encore.
Germain Droogenbroodt, Gouttes de rosée
*choix de la lectrice de Suzanne Valadon
Pareil au désir
l’insistance de la mer
encore et encore.
Germain Droogenbroodt, Gouttes de rosée
*choix de la lectrice de Suzanne Valadon
Vous est-il déjà arrivé d’avoir tenu le coup jusqu’à la dernière page d’un livre et de l’avoir refermé en vous disant Enfin? C’est ce qui m’est arrivé avec la lecture du recueil de nouvelles policières intitulé Crimes au musée.
J’avais pourtant hâte de me plonger dans ce recueil, le troisième d’une série publiée chez Druide. Mais l’ennui, bien davantage que le plaisir, a été au rendez-vous. Tant et si bien que je ne retiens pratiquement rien de ces nouvelles. Ou alors une sorte d’agacement provoqué par les notes du directeur de ce collectif, Richard Migneault, sur chacune des auteures invitées à participer à ce recueil – lequel en fait décidément trop.
J’aurais tant voulu vous dire que j’avais été séduite par ce livre. Mais il m’est tombée des mains bien des fois. La sauce ne prenait pas. Je n’y croyais pas. Je me lassais au bout de quelques paragraphes. Même si certains textes étaient bien écrits. Mais tout était tellement prévisible, tellement convenu, dans la plupart des cas, que je n’ai jamais été surprise.
Il n’y avait rien ici qui m’ait fait dire dire Wow! Ce qui ne semble pas être le cas d’autres lecteurs, comme le prouvent les extraits de critiques publiés sur la page de l’éditeur, toutes élogieuses.
Je ne suis pourtant pas une lectrice désabusée ni revenue de tout.
Mais ces crimes ne marqueront pas mon parcours de lectrice.
Bien des commerces gagneraient à faire imprimer des cartes postales qui incitent les gens à les visiter. Le Strand Bookstore, à New York, l’a compris. C’est toute une série de cartes qui sont offertes, dont celle-ci.
Des cartes qu’on envoie pour partager le bonheur d’y être entré un jour ou celui de le fréquenter régulièrement, comme c’est le cas de Linda, qui m’a envoyé cette carte.
Vous aurez compris que je rêve d’y aller un jour…
Viaduc de Passy
La Seine amplifie ses qualités innées
pour accueillir à quai mille péniches
Et mille mouettes funambules en exil
bagarreuses pour la prise d’une carpe
Un train se lance intrépide du viaduc
et perce l’air vers des nuages dilatés
par une foule de souffleurs de verre
Devant le triomphe mes yeux exultent
comme s’ils revoyaient les yeux lustrés
et entendus qui disaient le verbe du oui
La promesse certaine sans la clameur
de la parole entremetteuse vite oxydée
Carla Gavioli, La ville contemplée
*choix de la lectrice de Cecilia Cavallini
Ce qu’il est agréable de dénicher au hasard des rayons un livre dont le résumé vous fait sourire et dont la lecture continue de vous faire sourire. C’est le cas de ce sympathique album écrit par Thierry Robberecht et illustré par Grégoire Mabire, Le loup tombé du livre.
Il y avait tant de livres dans la bibliothèque de Zoé qu’un jour un livre est tombé par terre et qu’un loup en fut éjecté. C’est ainsi que débute ce bel album destiné aux jeunes lecteurs qui fera autant le bonheur des petits que des grands tant l’imagination de l’auteur nous emmène dans toutes les directions dans le but d’aider au loup à retrouver son chemin… ou plutôt le livre dont il est l’un des héros.
Mais pour cela, il lui faut d’abord échapper au chat qui a bien l’intention de lui faire la peau. Mais aussi entrer dans des livres où il n’est pas le bienvenu. Pas simple de trouver le bon livre et d’affronter tous les personnages qui ne veulent pas de lui dans leurs différentes histoires! Mais quel bonheur pour le lecteur!
Le loup tombé du livre est un pur moment de plaisir, peu importe l’âge du lecteur ou de la lectrice. Si, si. Je vous l’assure.
Il est bien trop tôt pour les tulipes, je le sais bien. Mais celles-ci, envoyées de Finlande par Seija, me permettent de rêver au printemps… et cela me fait du bien!
Nos mains ne retiennent ni le sable ni l’eau, il en est ainsi de nos cœurs, s’ils n’ont été un jour comblés de plus d’amour qu’ils ne semblent pouvoir en contenir. (Gaëlle Josse)
*toile de Peregrine Heathcote
Cloître des Billettes
La quiétude du cloître m’enroule
et m’allèche avec ses doux appâts
avec la mélancolie du clair-obscur
De pareils arcs la flèche est partie
qui tourmentait Abélard et Héloïse
Entourée par la foule des colonnes
je marche à rebours vers la classe
Vêtue de la bure blanche de l’élève
j’apprenais les charmes du maître
Le bonheur d’inventer l’inaccompli
J’ai encore les fleurs de l’an dernier
une odeur ténue s’exhale des épines
Carla Gavioli, La ville contemplée
*choix de la lectrice d’Edmond Heuzé
Les illustrations de Paloma Canonica m’ont tellement plu que j’ai eu envie de les partager avec vous!
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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