Il y a de l’esprit ailleurs que dans la pensée des hommes. (Jean d’Ormesson)
*illustration de Christoph Niemann
Il y a de l’esprit ailleurs que dans la pensée des hommes. (Jean d’Ormesson)
*illustration de Christoph Niemann

(toile de Jan Neuffer)
En ce dernier jour de l’année, le journal du pays de Lali aurait dresser la liste des nombreux écrivains décédés en 2017, de Réjean Ducharme à Max Gallo, en passant par Sam Shepard, Anne Wiazemsky, Simone Veil, Tzvetan Todorov, Michael Bond, Jean-Yves Soucy et Babette Cole. Il aurait pu aussi mentionner le décès de l’éditeur Gaëtan Lévesque qui fut un ami de Lali pendant plus de 30 ans ou du vide laissé par l’illustrateur Francis Back.
Mais il a plutôt choisi de mettre en évidence Jean d’Ormesson, dont la mort fut trop vite estompée par celle d’un rocker français.
Place aux lecteurs du journal du pays de Lali et aux citations de Jean d’Ormesson, en commençant par celle-ci : Il faut faire vite ce qui ne presse pas pour pouvoir faire lentement ce qui presse.
L’enfant demeure en cette parole
lisibilité de l’âme
dans la transparence des mains
quelle promesse franchis-tu
en cette distance immaculée
Michel Létourneau, Nos vies infranchissables
*choix de la lectrice de Marie Fox

(toile de Monique Langlois)
Les kiosques à journaux parisiens, tels que je les ai connus, sont appelés à disparaître, m’a appris cet article et seront remplacés peu à peu.
Faut-il pleurer ou aller les voir une dernière fois avant 2019?
Bonne question.
Tout a commencé par cette carte postale de tous les membres de la célèbre famille von Trapp en 1946, soit un an avant la mort de Georg, incarné au cinéma par Christopher Plummer.
Suivirent des cartes représentant le Trapp Family Lodge, à Stowe, dans le Vermont, que j’ai eu l’occasion de voir avant qu’il ne soit totalement détruit par un incendie en 1980, puis entièrement reconstruit et toujours géré par des membres de la famille von Trapp, comme vous pouvez le lire ici, de même que des anecdotes et des faits revisités.
Puis cette trouvaille. Maria, en 1964, qu’on connaît davantage sous les traits de Julie Andrews, ce qui m’a donné envie de vous offrir ma petite collection en ce samedi, car je demeurerai à jamais une fan de La mélodie du bonheur (The Sound of Music).
Le balaiement de l’œil
dans l’écart des gestes
notre mouvance dans l’ombre
avons-nous été plus sûrs de nous-mêmes
qu’un caillou simple
qu’un scintillement d’étoiles
juste plus seuls
nous agrippant
au seuil de l’amour
Michel Létourneau, Nos vies infranchissables
*choix de la lectrice de Domenico Fetti
Belle invitation que celle de Laura et de ses collègues bibliothécaires qui me proposent de m’asseoir avec eux au Six Pence Pub de Savannah afin de discuter littéraire autour d’un bol de soupe et d’une salade.
C’est une erreur de croire nécessairement faux ce qu’on ne comprend pas. (Gandhi)
*toile de Jean-François Segura
L’avenir brillait de toutes ses lames
léchant le sel des images
c’était à celui qui devait revenir
intact dans la blancheur
une ombre entraîne
avec elle le début du monde
ce commencement que nous désirons
dans l’éclair où se consume
l’inachèvement de nos mains
Michel Létourneau, Nos vies infranchissables
*choix de la lectrice d’Yvan Favre
Il est difficile de définir ce que l’on ressent quand, le temps d’une carte postale, on se retrouve des années en arrière. Ce fut le cas pour celle-ci.
J’avais 19 ans lorsque je suis montée à l’aiguille du Midi.
Et pourtant, il m’arrive de croire que c’était hier tant le souvenir de ce voyage en téléphérique et en ascenseur est encore tout frais à ma mémoire. Probablement parce qu’il est de ceux qu’on n’oublie pas.
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