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Un dimanche avec Edgar Morin 3

GROSSMAN (Barbara) - 3

Le véritable amour nourrit une dialogique toujours vivante où sagesse et folie s’entre-génèrent. Si mon amour est seulement raisonnable, il n’est pas amour, et s’il est totalement fou, il se dégrade en addiction. Il doit être fou/sage. (Edgar Morin)

*toile de Barbara Grossman

Un dimanche avec Edgar Morin 2

GROOMS (Red) - 2

À force de sacrifier l’essentiel à l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. (Edgar Morin)

*toile de Red Grooms

Un dimanche avec Edgar Morin 1

ANTONUCCIO

Le philosophe et sociologue Edgar Morin fêtait hier ses 96 ans, ce qui a donné l’idée aux lectrices peintes par Antonuccio de se réunir à deux ou à plusieurs afin de vous offrir quelques citations de ce grand penseur au fil de la journée et d’en débattre si le cœur vous en dit, en commençant par celle-ci :
Savoir voir nécessite savoir penser ce que l’on voit.

Quelques jours avec Higelin 5

LYNCH (Sarah) - 2

Des nuits des jours

Des nuits, des jours
à débusquer l’amour
dans tous ses retranchements
les gestes égarés
les frissons de la chair
les battements fous du cœur.

Des nuits, des jours
à toujours exposer
aux brûlures vives de la passion
la fleur aphrodisiaque
les fruits qu’un beau démon
tend à ma soif de vivre.

Des nuits, des jours
à provoquer le vide
à jouer son équilibre
sur le fil tendu, invisible
entre rêve et réalité
par la volonté capricieuse
des déeesses et des dieux
parfois déçus,
parfois charmés
du grand écart improvisé
entre parenthèses et virgules
par l’enchanteur désenchanté
enfanté par la somnambule
la rêveuse éveillée
l’imagination
la Lune.

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Sarah Lynch

La Croisette

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De nos jours, il ne se publie pratiquement plus de cartes postales artistiques – sauf en Chine – où les noms des créateurs, que ce soit des photographes, des illustrateurs ou des aquarellistes, pour ne nommer que ceux-ci, ne sont pas mentionnés.

Mais il fut une époque où cela était la norme, si bien qu’il est aujourd’hui pratiquement impossible, à moins de recherches interminables ou de beaucoup de chance, de retracer les noms de ces artistes.

Je ne peux donc qu’admirer, sans pouvoir vous en dire plus, cette aquarelle de la Croisette, à Cannes, datant probablement des années 1950, en espérant que vous l’apprécierez autant que moi.

Quelques jours avec Higelin 4

CHU (Brian)

Je voudrais que tu viennes
reprendre à mes côtés
la place qui est restée
la tienne

C’est ce qwue je veux ce soir
sahcant qu’il est trop tard
pour que ça vaille encore
la peine

De ranimer la flamme
au souvenir des nuits
anciennes

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Brian Chu

Mozarthaus

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Quand j’ai trouvé cette magnifique carte postale au courrier d’hier, envoyée par mon amie Lucie, qui fait partie de ma vie depuis près de 40 ans, j’ai tout de suite pensé à mon autre amie Lucie, la pianiste, décédée il y a quelques mois d’un cancer du cerveau, qui aurait tant aimé voir la Mozarthaus à Vienne.

Et je me suis dit que le temps de ce billet, elles seraient ici réunies, elles qui ne s’étaient jamais rencontrées, mais qui, toutes deux, avaient entendu parler de « l’autre Lucie ».

Ce que mots vous inspirent 2000

GALVEZ (Alberto) - 3

La vie est un jeu de mots dont l’à-peu-près nous contente. (Robert Sabatier)

*toile d’Alberto Galvez

Quelques jours avec Higelin 3

COCKRILL (Mike)

La houle

Je suis la houle
qui porte le voilier
le grain de chair de poule
que l’amour a planté

Le regard assoiffé
et le baiser fougueux
qui fait monter le feu
aux joues de l’innocence

Le rocher de l’enfance
usé par le torrent
et le drapeau de la colère
déchiré par le vent

Jacques Higelin, Flâner entre les lignes

*choix de la lectrice de Mike Cockrill

La bibliothèque de la duchesse Anna Amalia

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(photo de Manfred Hamm)

Un incendie avait ravagé la bibliothèque de la duchesse Anna Amalia, à Weimar, en 2004. Mais ce lieu de rêve qui fait partie des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco a été restauré et est ouvert à moins de 300 visiteurs par jour.

Silvia, qui m’a envoyé cette carte postale, a adoré sa visite de la bibliothèque, un des joyaux de cette ville où Jean-Sébastien Bach composa sa toccate et fugue en ré mineur et où Goethe vécut une grande partie de sa vie.