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Boulevard des Italiens

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J’aime envoyer des cartes postales, j’aime en recevoir, j’aime en acheter, des neuves, des anciennes, des écrites ou pas. J’aime aussi m’en écrire pour laisser des traces de certaines journées – que je relirai peut-être un jour. Comme celle-ci, une illustration datant de 1837, montrant la Librairie Nouvelle, sur le boulevard des Italiens, à Paris.

Ce que mots vous inspirent 1968

RUZZO (Jonny)

Il y a des phrases anodines qui peuvent influencer le destin avec autant de brutalité qu’un serment ou un pacte. (Didier Van Cauwelaert)

*toile de Jonny Ruzzo

Nuit et jours 2

SERAFIM (Dimitrie)

Matins

Poreux dès le matin
Le ciel

Où le matin a hérité
Du bleu côtier

De son aïeule
La lumière

Où nous allons régner.

Marcel Migozzi, Nuit et jours

*choix de la lectrice de Dimitrie Serafim

Plume et pivoine

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Quand j’ai vu cette carte postale envoyée de Russie par Elena, j’ai tout de suite pensé à ma grand-mère maternelle qui aimait tant les pivoines et qui, dans sa jeunesse, avait eu des correspondants en Europe.
Et je me suis mise à rêver à cette magnifique plume…

Ce que mots vous inspirent 1967

VERESHCHAGIN (Vasily)

Le meilleur moyen de tenir sa parole est de ne jamais la donner. (Napoléon Bonaparte)

*toile de Vasily Vereshchagin

Nuit et jours 1

SERADOUR (Guy) - 4

De la blancheur va naître un vert
Dans un pressentiment de branches.
Du noir du tronc, n’en parlons pas.
Ni de pétales peu à peu conduits
À la faute, bientôt.
Quand viendront sur le tard les chutes,
Le blanc pur dilué dans la cendraille verte.

Marcel Migozzi, Nuit et jours

*choix de la lectrice de Guy Seradour

Le jardin de Pamplemousses

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Lors de ses récentes vacances à l’île Maurice, ma filleule est tombée sous le charme du jardin de Pamplemousses dont elle vante les nénuphars et les arbres à épices. Et plus je lis à propos de ce jardin, plus je me dis que ce soit être un morceau de paradis pour les photographes…

Ce que mots vous inspirent 1966

VAVILOVA (Anna)

La poésie est comme la philosophie – ou devrait au moins faire comme elle, c’est-à-dire commencer par un moment de doute absolu. (Jan Baetens)

*toile d’Anna Vavilova

Genre humain 10

LITHERLAND (Gina)

Paradis perdu

paradis perdu
es-tu
le fruit défendu
es-tu
le baiser qui tue

perdu dans les dédales
de notre arbre intérieur
perdu dans la nuit pâle
de notre pauvre cœur

perdu dans les eaux mortes
de l’âme incarcérée
perdu derrière les portes
du palais déserté

paradis perdu
es-tu
le fruit défendu
paradis perdu
es-tu
le baiser qui tue

perdu dans notre envie
inaccessible étoile
perdu parmi nos cris
étouffés sous les voiles

perdu dans la fureur
des amours cannibales
perdu dans la douceur
d’une pitié fatale

paradis perdu
es-tu
le fruit défendu
paradis perdu
es-tu
le baiser qui tue

perdu jusqu’à la fin
au-delà de la vie
pour toujours à moins d’un
baiser qui refleurit

Brigitte Fontaine, Genre humain

*choix de la lectrice de Gina Litherland

Si on parlait d’espoir 10

GOENEUTTE (Norbert) - 3

L’espoir est contagieux comme le rire. (Joan Baez)

*toile de Norbert Goeneutte