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Ce que mots vous inspirent 1854

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Tu peux arracher la flèche qui t’a touché, mais les paroles restent en toi à jamais. (Siegfried Lenz)

*toile de Carl Larsson

Le roman inachevé 5

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Toi dont nos peupliers rêvent de leur exil
Plainte que j’ai portée en moi toute la vie
Imaginaire azur je te demande asile
Terre du long désir Italie Italie

J’irai je marcherai la nuit dans tes collines
Je m’assiérai dans l’ombre où les vents dormiront
L’aube m’y trouvera prêt à sa discipline$
Et ta lumière peinte où me brûler le front

Je t’apporte mon cœur c’est un enfant prodigue
Pardonne-lui d’avoir si longuement tardé
Dans ces pays fanés que les hivers fatiguent
Et galvaudé ses chants pour des cieux galvaudés

Louis Aragon, Le roman inachevé

*choix de la lectrice de Scott Harding

La vitrine du fleuriste

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Les vitrines d’Amsterdam sont connues dans le monde entier. Enfin, certaines vitrines. Mais il n’y a pas que celles-ci. Il y a aussi des vitrines qui mettent en évidence d’autres beautés, notamment celle de ce fleuriste qu’a photographiée Petra, dont elle a tiré cette magnifique carte postale.

Ce que mots vous inspirent 1853

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Ce qui remplit votre temps n’est pas forcément ce qui comble votre vie. (Gilles Legardinier)

*illustration de Lauraballa

Le roman inachevé 4

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Tu vins au cœur du désarroi
Pour chasser les mauvaises fièvres
Et j’ai flambé comme un genièvre
A la Noël entre tes doigts
Je suis né vraiment de ta lèvre
Ma vie est à partir de toi

Louis Aragon, Le roman inachevé

*choix de la lectrice signée Hugh Douglas Hamilton

Et si on regardait les étoiles?

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Je l’avoue. Cette illustration d’Irina Smirnova que m’a envoyée Masha me ferait presque aimer l’hiver. Du moins, s’il ne durait qu’un mois. Pas plus.

Ce que mots vous inspirent 1852

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La connaissance est l’unique bien dont personne ne peut te dépouiller. (Ron Rash)

*toile de Juan Lascano

Le roman inachevé 3

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Pour la première fois ta bouche
Pour la première fois ta voix
D’une aile à la cime des bois
L’arbre frémit jusqu’à la souche
C’est toujours la première fois
Quand ta robe en passant me touche

Louis Aragon, Le roman inachevé

*choix de la lectrice de Vivian Gutierrez

Le manteau rouge

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Quel bonheur que ce magnifique album signé Philippe Lechermeier, illustré par Élodie Nouhen, qui revisite la légende du père Noël d’une manière bien différente de celles que l’on connait. Pas de personnage à barbe blanche, pas de lutins ni de rennes, pas de cheminée, mais un personnage venu du froid en compagnie d’autres travailleurs pour apporter son aide au temps des moissons et en hiver lorsque vientl’heure de teindre les tissus en utilisant la garance récoltée des moins plus tôt.

Akupaï, cet homme venu du froid, ne ratera aucun rendez-vous, apportant année après année des cadeaux aux enfants du village, des brindilles, des osselets, de menus objets sans valeur sinon qu’ils sont offerts en toute simplicité et du fond du cœur. Même quand ses compagnons ne le suivront plus, car la teinture rouge faite à partir de la garance a été surpassée par une autre, moins chère et plus accessible, il sera là, fidèle.

Puis, après avoir gâté les enfants de ces enfants, puis les petits-enfants de ceux-ci, il cédera sa place sans mot et sans bruit, de même que son manteau rouge, trop vieux et trop courbé pour entreprendre un autre voyage, ce qui peut laisser imaginer qu’il était le père Noël.

Telle est l’histoire qui nous est racontée ici. Une histoire empreinte de douceur qui redonne au mot donner son véritable sens. Une histoire ponctuée d’illustrations absolument magnifiques, qui vous fascineront.

Un album à offrir à Noël. Sans aucune hésitation.

Souvenir de Paris

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Sylviane me propose de m’attendre à cette terrasse imaginée par Isabelle Borne. Peut-être pas dans les prochaines semaines, car ce n’est pas vraiment la saison des terrasses. Mais un jour, qui sait…