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Un dimanche avec Carlos Ruiz Zafón 6

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Toute la géographie, la trigonométrie et l’arithmétique du monde ne servent à rien si tu n’apprends pas à penser par toi-même. (Carlos Ruiz Zafón)

*toile de Peter Paul Marshall

Un dimanche avec Carlos Ruiz Zafón 5

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La vie accorde à chacun de nous quelques rares moments de bonheur total. Ce sont parfois des jours, parfois des semaines. Parfois même des années. Tout dépend de la chance. Leur souvenir nous accompagne à jamais et se transforme en une contrée de la mémoire où nous tentons de retourner le reste de notre existence sans jamais y parvenir. (Carlos Ruiz Zafón)

*toile de Simon Willem Maris

En vos mots 494

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Lire peut nous emmener loin, très loin. Nous faire voyager et découvrir des contrées inconnues. C’est ce que peut suggérer cette illustration signée John R. Neill. Mais vous, qu’y voyez-vous? C’est ce que je vous propose de nous raconter, en vers ou en propos, d’ici dimanche prochain.

En effet, l’illustration est à vous et à vos mots d’ici là, car aucun commentaire ne sera validé avant le prochain dévoilement de la scène livresque de la semaine.

En espérant qu’elle vous inspirera et en vous souhaitant bon dimanche et bonne semaine!

Un dimanche avec Carlos Ruiz Zafón 4

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Rien ne marque autant un lecteur que le premier livre qui s’ouvre vraiment un chemin jusqu’à son cœur. Ces premières images, l’écho de ces premiers mots que nous croyons avoir laissés derrière nous, nous accompagnent toute notre vie et sculptent dans notre mémoire un palais ou tôt ou tard – et peu importe le nombre de livres que nous lisons, combien d’univers nous découvrons –, nous reviendront un jour. (Carlos Ruiz Zafón)

*toile de John Everett Millais

Un dimanche avec Carlos Ruiz Zafón 3

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Il arrive que même les pires nouvelles soient un soulagement quand elles sont seulement une confirmation de ce que l’on pressentait sans vouloir le savoir. (Carlos Ruiz Zafón)

*toile de Victor Pierre Ménard

Un dimanche avec Carlos Ruiz Zafón 2

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L’un des pièges de l’enfance est qu’il n’est pas nécessaire de comprendre quelque chose pour le sentir. Et quand la raison devient capable de saisir ce qui se passe autour d’elle, les blessures du cœur sont déjà trop profondes. (Carlos Ruiz Zafón)

*toile de Ruth McNeil (dont toute trace a disparu)

Un dimanche avec Carlos Ruiz Zafón 1

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Voilà longtemps que la jeune femme peinte par Brandi Read note dans un cahier des citations qu’elle tire des livres qu’elle lit. Sans trop savoir ce qu’elle comptait en faire. Jusqu’à ce que je lui dise que c’est aujourd’hui l’anniversaire de l’auteur de L’ombre du vent et qu’elle partage avec moi quelques-unes de ses citations afin de souligner ce jour.

Ce dimanche sera donc consacré aux citations de Carlos Ruiz Zafón, en commençant par celle-ci :
Parfois, les choses les plus réelles ne se passent qu’en imagination.

Une maison du bord de mer 11

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des quatre fenêtres
de la maison de bord de mer
on peut entendre
quelques phrases amoureuses
quelques émouvantes promesses
ou alors ne serait-ce
tout compte fait
que, de l’une à l’autre
étrange illusion :
le vent malicieux du nord
décliné au rythme de la marée?
mais si nous arrivons
vraiment
à entendre cet éloquent murmure
cette eau du langage
nous savons tout ce qui est à savoir

il ne nous reste plus qu’à fermer
les quatre fenêtres
de la maison de bord de mer
qu’à mettre les verrous
puis tirer les rideaux
car il n’y a, au monde
rien d’équivalent
à ce chuchotement
du vent malicieux du nord
décliné au rythme de la marée

Normand de Bellefeuille, Le poème est une maison de bord de mer

*choix de la lectrice de Leslie Graff

Les tulipes rouges

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Je sais que ce n’est pas la saison des tulipes. C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai tant aimé cette carte envoyée du Japon par Juki.

Une maison du bord de mer 10

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quand je vois la mer
il me faut
imaginer des pirates
car sans eux
la mer
n’est plus nécessaire
et l’aube est atroce
dans ce brouillard
levant
quand je vois la mer
me vient à l’esprit
sans raison
une île
sur une corde tendue
entre un drap et un
linceul
une île, là, à sécher
en attente
inlassable
de son seul poème

Normand de Bellefeuille, Le poème est une maison de bord de mer

*choix de la lectrice de Napoleone Luigi Grady