il faut bien comprendre
que je n’habite pas
la maison du bord de mer
du moins pas encore
que je n’y passe
que de trop rares moments
le plus souvent à l’aube
ou alors au crépuscule
car la maison de bord de mer
n’est pour l’instant
qu’un lieu d’élévation
ou d’apaisement
un territoire de passage
où les mots s’affolent
puis s’assoupissent
en beauté
et ainsi naît
le poème de bord de mer
Normand de Bellefeuille, Le poème est une maison de bord de mer
*choix de la lectrice d’Erin Gregory










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