Lali

27 décembre 2015

L’ange disparu

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 11:01

ange d

Si ma filleule avait encore l’âge des albums, en voilà un que je lui offrirais sans hésitation. C’est que j’aime les musées, qu’elle les aime aussi autant que je sache, et que cet album signé Max Ducos constitue une belle occasion de se promener de tableau en tableau. Tout ça afin que le héros, à l’occasion d’une visite scolaire, puisse s’acquitter de la mission qui lui a été confiée. Et pas par n’importe qui, disons-le, mais par un personnage sorti d’un tableau, rien de moins!

Cette quête donne lieu à d’étonnantes découvertes et à de magnifiques illustrations. Dommage qu’on ne retrouve pas un index des œuvres à la fin. Mais bon, pour ma filleule, cette absence d’index n’aurait pas constitué un problème, sa mère les aurait reconnues. Mais pour les autres?

Je ne peux donc pas suggérer cet album sans dire qu’il serait idéal – si on veut dépasser la simple anecdote – de l’offrir à un enfant qui a dans son entourage quelqu’un d’avisé en histoire de l’art. Pour que le plaisir soit encore plus grand.

La déclaration

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 10:01

declaration

Chose facile que d’avouer son amour à l’être aimé? Pas vraiment, et même, pas du tout. Du moins pour le lapin de cette histoire imaginée par Philippe Jalbert qui perd tous ses moyens devant l’élue de son cœur au point d’en devenir muet. Comment alors déclarer sa flamme?

C’est ce que nous révélera cette jolie histoire, toute douce, toute lumineuse, à la fin imprévue, qui nous donne des papillons au ventre, comme si nous étions l’un ou l’autre des héros de cette histoire.

Une jolie réussite.

Mon papy est comme ça

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 9:01

papy

Même si au Québec les papys sont assez assez rares et les grands-papas courants dans la langue des enfants, j’ai eu beaucoup de plaisir à lire Mon papy est comme ça. Il est vrai que j’aime énormément les illustrations de Soufie, avec ses personnages aux joues rouges et aux yeux expressifs. Je ne pouvais donc qu’être d’emblée attirée par ce titre. Et quand on sait à quel point j’ai un gros faible pour les albums mettant en scène les grands-pères, à force de me lire, on comprendra que j’étais déjà un peu conquise, même avant d’ouvrir cet album carré qui donne envie de le traîner partout.

Un papy qui ne porte pas de lunettes et qui fait du roller, ça existe vraiment? Vraiment, vraiment? Pourquoi pas? Il y a des grands-pères de toutes les sortes, nous affirme cet album signé par Sandrine Beau. Et avec raison. Celui-ci ne connaît rien au jardinage (aucun des miens non plus, d’ailleurs) et il adore la vitesse. Rien à voir avec celui de sa copine qui lui dit que ce n’est pas possible. Pas possible? Reste à voir.

Un de mes grands-pères a conduit de belles voitures. Il a même été le chauffeur d’Alys Robi. L’autre aussi conduisait, mais il n’avait aucun sens de l’orientation. Mais là n’était pas l’essentiel. Je les aimais et ils m’aimaient. Même s’ils étaient « comme ça » et que le « comme ça » de l’un n’avait rien à voir avec le « comme ça » de l’autre. Vous me suivez?

Un bel album sur les particularités et les différences, et la richesse de celles-ci, sans quoi le monde serait bien terne.

En vos mots 455

Filed under: Couleurs et textures,En vos mots — Lali @ 8:00

HICKS (George Elgar) - 4

À l’aube d’une nouvelle année, nous avons tous des rêves, des souhaits, des espoirs. Il arrive même que nous nous fassions la promesse de concrétiser certains d’entre eux. Est-ce le cas de la lectrice peinte par George Elgar Hicks? C’est ce que nous saurons dimanche prochain puisqu’elle vous appartient d’ici là. À vous de nous dire ce qui se cache derrière cette scène, de nous révéler à quoi peut bien penser la jeune femme.

D’ici là, bon dimanche, bonne semaine et bon passage à 2016! Et à l’année prochaine!

Le nouveau monde

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 7:01

nouveau monde

Alors que la population mondiale a les yeux tournés vers les pays en guerre et les mouvements de migration occasionnés par elle, l’album de Jérôme Ruillier, paru il y a sept ans, revête toute son importance à l’heure où il est difficile de comprendre et d’accepter les différences.

Et pourtant, elles prennent toute la place quand on arrive dans un pays étranger ou quand on accueille des gens venus d’ailleurs. C’est le cas de Christophe parti à la découverte du nouveau monde, qui se trouvera confronté à des us et coutumes dont il ignore tout et à ceux qui le considèrent comme un envahisseur et qui ne veulent pas de lui sur leurs terres.

Avec peu de texte et des images minimalistes, Jérôme Ruillier réussit le tour de force d’évoquer sans tout dire et de susciter la réflexion. Pas étonnant, donc, que Le nouveau monde fasse partie du Programme coup de poing des bibliothèques de Montréal. En effet, impossible de sortir indemne d’une telle lecture.

Un album à ne faire lire que si un adulte est là pour accompagner l’enfant, le questionner et l’aider à réfléchir.

Le voyage merveilleux de Maurice Carême

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 6:01

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Qui, comme moi, a grandi en compagnie des poèmes de Maurice Carême, ne pourrait qu’être émerveillé par cet album qui réunit quatre d’entre eux, illustrés par Lauranne Quentric avec beaucoup d’amour. Car c’est cela qui se dégage de cet album : l’amour de l’illustratrice pour ces textes qui sont à la fois des clins d’œil et des moments inoubliables, des poèmes qui font rêver et réfléchir, des instantanés où il est question de la vie et du bonheur.

Un album où la poésie est mise à l’honneur, ce qui demeure rare et le rend encore plus précieux, lui était déjà un véritable bijou.

La grande aventure du Petit Tout

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 5:01

petit tout

Petit Tout est né de l’amour qui unissait Monsieur Tout et Madame Tout. Un amour qu’il croyait éternel et indestructible jusqu’à ce que ses parents décident de poursuivre leur chemin l’un sans l’autre, mais en continuant d’aimer tout autant leur Petit Tout. Du moins, c’est ce qu’ils affirment, même si Petit Tout ne sent plus entier du tout, un peu comme s’il était passé d’un tout à la moitié d’un tout.

Et qu’arrivera-t-il de lui maintenant que sa maman a rencontré Rien du tout et qu’on prépare la naissance de Quelque chose? En sera-t-il à devenir un moins que rien?

Voilà là une histoire qui soulève beaucoup de questions. Qui donne quelques réponse. Mais – surtout – qui laisse beaucoup de place à l’imagination du lecteur qui se glissera facilement dans la peau de l’enfant.

La finesse propre à Agnès de Lestrade et les illustrations de Tiziana Romanin, sobres, mais tellement tendres, feront le reste.

Un album qui ne dit pas tout, mais qui en dit suffisamment sur ce sujet qui demeure toujours difficile à aborder.

Parce que

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 4:01

parceque

Pourquoi? est sûrement la question la plus courante des enfants. Celle qui leur vient en tête et en bouche dès qu’ils commencent à parler et qu’ils apprennent l’existence de ce mot utile entre tous. Si bien que nombre de parents vous diront à quel point il est parfois étourdissant et épuisant de répondre à un pourquoi après l’autre.

Mais si, pour une fois, ce n’était pas l’enfant qui alignait les pourquoi, mais les parents. Et si, le temps d’un album, ceux-ci pouvaient bombarder l’enfant de questions au moindre geste qu’il pose, à chaque refus, voire pour rien? C’est ce que font les parents de Nicodème. Mais sans succès. En effet, celui-ci a choisi d’éluder la chose en répondant à chaque pourquoi par un laconique parce que. Comme si parce que expliquait tout.

Mais jusqu’où peut-on aller ainsi? Parce que, que signe Agnès Laroche, vous le dira. Miment de plaisir garanti, d’autant plus que les illustrations de Stéphanie Augusseau, réduites à leur plus simple expression, laissent énormément de place à l’imagination.

Vous ne pourrez qu’aimer cet album. Pourquoi? Parce que. Vous vous en doutiez, n’est-ce pas?

Ce qui arriva à Chloé et Mélina un jeudi après-midi

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 3:01

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Les héroïnes de l’album que signe Martine Latulippe s’appellent Chloé et Mélina, tout comme ses filles, à qui cet album est dédié, et qu’ont illustré Fil et Julie dont on reconnaît tout de suite la signature, à cause des visages, des formes et des couleurs.

Un album pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre, je l’avoue. Peut-être parce que j’ai une petite sœur et que si j’étais rentée de l’école et avais trouvé la maison silencieuse et absente de vie, comme cela arrive aux jeunes héroïnes, aurais-je pris peur moi aussi. Car il y a quelque chose de terriblement anormal dans tout ça, voire même de suspect.

C’est pour cela que Martine Latulippe a bâti son histoire à la manière d’une enquête et en faisant en sorte que Chloé et Mélina ouvrent des portes afin d’en avoir le cœur net. Ce qui nous donne un album efficace tout en demeurant ludique. Et qui a fait sourire la grande sœur que je serai toujours.

Une promesse, c’est une promesse

Filed under: À livres ouverts,Pour petites mains — Lali @ 2:01

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Les Qallupilluits sont des êtres imaginaires qui ressemblent à des trolls et qui vivent dans la baie d’Hudson. Une légende inuite laisse entendre qu’ils s’emparent des enfants qui vont pêcher au bord de l’océan sans la présence de leurs parents. C’est ce que nous relate Une promesse, c’est une promesse, un superbe album écrit en tandem par Robert Munsch et Michael Kusugak, et joliment illustré par Vladyana Krykorka.

C’est parce qu’Allashua a choisi de ne pas croire qu’il était vraiment dangereux de s’aventurer dans les crevasses de la glace et parce qu’elle doute de l’existence des Qallupilluits que se produit ce qui devait se produire : elle est capturée par ces êtres maléfiques. Si maléfiques que cela? L’histoire vous le dira.

Mais il n’en reste pas moins que ce cette légende sert à enseigner la prudence aux enfants et qu’elle n’est pas sans rappeler celle du Bonhomme Sept Heures de chez-nous.

Un album attendrissant et tout en sagesse. Un album qui nous donne l’occasion de découvrir un pan de la culture inuite, encore trop peu connue et, de plus, méconnue.

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