Commentaires récents
Admin:
Archives:
Et si on parlait de la langue 1

ADAM (Patrick William) - 11

La Journée mondiale de la francophonie n’ayant pas eu, selon moi, la place qu’elle mérite dans l’actualité, j’ai eu envie de partager avec vous ces mots de Léopold Sédar Senghor : « La Francophonie, c’est l’usage de la langue française comme instrument de symbiose, par-delà nos propres langues nationales ou régionales, pour le renforcement de notre coopération culturelle et technique, malgré nos différentes civilisation. »

Et parce que cela ne m’a pas semblé suffisant, j’ai décidé de consacrer ce dimanche à la langue française, puis à la langue en général. J’ai donc choisi quelques destinataires au hasard, notamment ce lecteur peint par Patrick William Adam, afin de vous livrer quelques réflexions, en commençant par celle-ci, signée Anatole France : « La langue française est une femme. Et cette femme est si belle, si fière, si modeste, si hardie, touchante, voluptueuse, chaste, noble, familière, folle, sage, qu’on l’aime de toute son âme, et qu’on n’est jamais tenté de lui être infidèle. »

Les vers de Mathieu 2

CARLIN (Susan)

ces bouts de mémoire
repêchés dans les bouts du soir
ces lambeaux de mé
réanimés à l’eau forte la
moire qui file tout à blanc doux
cette main d’où velue d’ailleurs
pour t’encaresser l’excitence
à la vitesse du stock humain
qui défile rien d’inconnu
et pas même la moindre
raison d’étouffer

Mathieu Boily, Cœur tomate

*choix de la lectrice de Susan Carlin

dans l’inachevé

BALLAVOINE (Jules Frédéric) - 3

dans l’inachevé de nos gestes
dans nos mots suspendus
dans l’histoire à jamais inachevée
des souvenirs demeurent
d’autres s’estompent
le temps n’épargne que si peu

(mars 2015)

*toile de Jules Frédéric Ballavoine

La tulipe mauve

Tulipe mauve

Arrivée d’Allemagne, cette jolie tulipe mauve envoyée par Manuella me semble parfaite pour souligner le premier jour du printemps.

Il lui faut vos mots

ANDERS (Ernst) - 4

La scène n’a pas bougé depuis dimanche. Il lui faut vos mots pour s’animer. Vos mots que nous découvrirons demain, à la même heure.

Seriez-vous en train d’écrire quelques lignes?

*toile d’Ernst Anders

Les vers de Mathieu 1

ALLAN-FRASER (Patrick) - 3

et puis le voudrait-on
que faire
dire ou faire dire
de si incompréhensible
du fond d’ici à partir
d’une langue qui s’enraye
si souvent prise au corps
éprise au corps
rise du corps
le corps sort
pris

Mathieu Boily, Coeur tomate

*choix de la lectrice de Patrick Allan-Fraser

Le 20 mars, ça vous dit quelque chose?

francophonie

C’est, parait-il, la Journée mondiale de la francophonie. Une journée qui a un site et au cours de laquelle des activités ont lieu. Mais quel intérêt à parler de cette journée, créée en 1970 pour célébrer la langue française, quand le même jour a lieu la Journée mondiale du bonheur?

Et pourtant, il y a 25 ans, la Journée mondiale de la francophonie avait encore un sens. J’avais même été invitée par la directrice de mon école secondaire à discuter de mon amour pour la langue française avec des jeunes de 5e secondaire.

Je me rappelle l’émotion de me retrouver dans ce lieu que j’avais quittée près de douze ans plus tôt pour n’y revenir qu’une ou deux fois, rapidement. Je me souviens de ma visite à la bibliothèque et d’un livre qui n’avait été emprunté que deux fois depuis le printemps 1978. Mon nom figurait encore sur la fiche de bibliothèque.

Je me souviens aussi du bonheur que j’ai eu à retrouver ce lieu. Je ne savais pas encore que j’allais y passer du temps pendant les deux années suivantes à titre d’animatrice du club d’orthographe à la suite de ces rencontres.

Je me rappelle surtout que cette journée était importante à l’époque, que les médias en parlaient et que les écoles s’empressaient de la souligner.

C’était avant que le bonheur prenne toute la place.

Mais comment tout cela est-il arrivé?

Bonjour Paris!

Andrei Arinouchkine - Good morning (Parisian Cat series)

Cette carte postale, qui fait partie de la série du chat-artiste parisien, qui me plait beaucoup, a une place de choix dans mon cœur et dans ma collection : elle est autographiée par l’illustrateur Andrei Arinouchkine.

Ce que mots vous inspirent 1403

GREENE (Daniel E.) - 2

Une œuvre d’art devrait toujours nous apprendre que nous n’avions pas vu ce que nous avons vu. (Paul Valéry)

*toile de Daniel E. Greene

Les beaux miracles 8

ESTERA

Près de la lettre
de ce monde
aux dates printanières
on garde en soi
une émotion intime
de l’azur paisible
et de ses conséquences
à côté du vent
qui s’achève.

Henri Falaise, Les beaux miracles

*choix de la lectrice d’Estera (dont le site Web est potentiellement dangereux, d’où le lien vers celui-ci effacé)