la matinée
mime l’éternité
sous la couette nous perdons
ce qui se trame derrière les rideaux
Marie-Hélène Sarrasin, Géographie en courtepointe
*choix de la lectrice de Ghislaine Howard
la matinée
mime l’éternité
sous la couette nous perdons
ce qui se trame derrière les rideaux
Marie-Hélène Sarrasin, Géographie en courtepointe
*choix de la lectrice de Ghislaine Howard
Même si je sais par expérience qu’il ne faut pas se fier aux quatrièmes de couverture, j’avoue avoir été totalement séduite par celui du roman de Juditz Itzi. L’effet ne s’est pas estompé : j’ai adoré Les moitiés d’Alice.
Même si elle ne mange jamais davantage que la moitié de tout, Alice est loin de vivre à moitié. Raisonneuse, intrépide, curieuse, sensible, attentionnée et généreuse, Alice, huit ans, a toujours une idée en tête et beaucoup d’imagination pour arriver à ses fins si elle a décidé d’en avoir le cœur net. Que ce soit afin de connaître le secret de Sabrina Lavoie, la « méchante » de la classe qui a décidé de lui faire la peau, pour plaire à son père qui a toujours quelque chose à redire quand il n’est pas à voguer sur l’océan ou pour faire connaissance avec les pensionnaires de la maison de retraite où vit sa grand-mère, Alice ne se laisse pas arrêter par les embûches sur son chemin.
Cela donne un roman à la fois léger et sérieux, selon la quête du moment et les événements qui viennent ponctuer le quotidien de la fillette. Car tout n’est pas rose pour Alice. La maladie de sa meilleure amie et le lourd secret de sa famille seront pour elle des occasions de montrer à quel point elle est capable de tout, malgré ses huit ans.
D’aucuns ont du mal avec des enfants en avance sur leur âge quand ils sont les héros de certains romans. Ce n’est pas mon cas, si cela tient la route et est plausible. Je n’ai pas une minute douté de la crédibilité ni des personnages ni des événements auxquels ils font face.
Attendrie par l’héroïne-narratrice, son regard sur la vie et la langue imagée et colorée qui est la sienne, j’ai savouré chacun des épisodes de ce roman que j’aurais pu lire d’une traite, mais que j’ai étiré pour le simple plaisir de le faire.
Rien que les séances chez les psychologues, que la gamine confond avec des spéléologues, car les deux explorent des zones sombres (le cerveau étant une espèce de grotte complexe), valent le détour. J’en ris encore.
Vous aurez compris qu’Alice est tout simplement irrésistible et que j’ai beaucoup apprécié la façon de raconter de Judith Itzi. Verdict : j’en redemande.
Il va neiger sur Montréal. Encore. Belle occasion pour faire une sieste et prendre le temps d’examiner longuement la toile de dimanche dernier afin de concocter une histoire d’ici demain, non?
*toile signée Yevgenia Nayberg
catalogue d’empreintes
les chemins
recueillent nos errances
et la perte
le glas de novembre
Marie-Hélène Sarrasin, Géographie en courtepointe
*choix de la lectrice d’Édouard John Ravel
Quand j’ai découvert ce merveilleux blog consacré aux boîtes à lettres, je me suis dit qu’il ferait sûrement le bonheur de cette lectrice peinte par Federico Andreotti, en train de lire une lettre d’un de ses correspondants (ou soupirants). Et qu’il ferait sûrement le vôtre, du coup. Bonne visite!
C’est une idée de Marion. Café, thé et chocolat pour un swap savoureux entre blogueuses pour souligner l’arrivée du printemps.
Et comme vous pouvez le constater, j’ai été très, très, très gâtée par Lucie qui a couvert les trois thèmes d’un coup de baguette magique. Une vraie fée des gourmandises!
Tout ce qu’il faut pour titiller le cerveau et les papilles étaient au rendez-vous, réuni dans un sac choisi spécialement pour l’occasion qui fait presque autant envie que son contenu.
Merci à toutes les deux qui ont ainsi rendu ce premier jour du printemps encore plus beau!
En nous devrait toujours se trouver cette paix qui est faite d’écoute et d’ouverture d’esprit. (Romano Guardini)
*toile de John Singer Sargent
deux inconnus se troublent
en bordure du trottoir
l’aube
assise sur la ville
devient couturière
Marie-Hélène Sarrasin, Géographie en courtepointe
*choix de la lectrice d’Armand Rassenfosse
Vous arrive-t-il de lire un album pour enfants parce que le quatrième de couverture était des plus tentants et de le fermer en vous disant que vous n’en retiendrez rien?
C’est ce qui m’est arrivé avec Papa, maman, nos livres et moi, que signe Danielle Marcotte dont, en général, j’apprécie beaucoup les livres, un album d’ailleurs joliment illustré par Josée Bisaillon.
Se voulant un hommage à la lecture, l’album destiné aux jeunes lecteurs peut être considéré comme réussi si on ne s’attarde que sur cet élément. Mais qu’apporte-t-il de plus qu’un joli clin d’œil à des scènes de lecture en famille dans toutes sortes de lieux et avec chacun des membres d’une famille? J’avoue ne pas être en mesure de vous le dire. Je suis demeurée sur ma faim.
L’adulte en moi était peut-être trop présente pour que je puisse prendre un réel plaisir à ce livre. Du moins, c’est ce que je me dis pour excuser mon peu d’enthousiasme.
Maintenant, à vous de juger.
Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2 
© Lali 2025 – Tous droits réservés.
Fait avec amour (❤️) par WHC
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