Christine Tassan et les Imposteures, Swing 2006 (album De bon matin)
*toile de Delphin Enjolras
L’occasion fait le larron, tout le monde sait ça. Je profite donc du fait que l’anniversaire d’Armando tombe un dimanche pour partager avec vous une de mes découvertes des derniers mois. Christine Tassan et les Imposteures, un groupe de filles dont le grand Django aurait été fier.
Du jazz manouche qui fait du bien au cœur avec ses créations et des classiques qui n’ont rien à voir avec le genre, revisités le temps de trois albums dont j’ai extrait douze titres qui vous seront offerts au fil de la journée par des musiciennes, en commençant par celle du peintre Lionel Picker qui vous présente Libertango, tiré de l’album De bon matin.
Puisse-il y avoir toujours du bleu dans tes nuages — et dans ceux des pépés qui fêtent aussi leur anniversaire aujourd’hui — afin que tes photos continuent de nous émerveiller longtemps encore!
*toile de Ted Wen
Ma main
offre les mots
que mon corps
accablé
lui confie
Liés
les mots
portent
le poids de vivre
Micheline La France, Tache d’or au fond de l’œil
*choix de la lectrice d’Helena Wagenaar
Certains albums sont une telle réussite qu’il est impossible de savoir si le texte a précédé l’illustration ou le contraire tant l’un et l’autre se complètent et se répondent. Tel est le cas de l’album écrit par Laurence Fugier et illustré par Isabelle Carrier, De l’autre côté.
Sans nommer les lieux, sans indiquer non plus à quelle époque se déroule l’histoire, l’album réussit à parler d’une réalité que d’aucuns associeront fort probablement à Berlin, parce que la plus évidente, mais qui est aussi celle de Beyrouth et de Varsovie à une certaine époque et de quelques autres villes. Alors que celles-ci étaient divisées par un mur ou qu’une partie de la ville était isolée du reste par des murs ou des barricades, la communication était difficile, et même parfois inexistante.
Pour que les choses changent, il a suffi qu’un ballon franchisse le mur malgré les interdictions. Que deux enfants décident de faire connaissance au moyen d’un ballon qui remplace les lettres et les conversations téléphoniques. Et que a vie leur donne la chance de se rencontrer et de se reconnaître grâce aux dessins sur le ballon quand le mur est un jour détruit.
On peut — on doit — y voir là une analogie avec les barrières de toutes sortes qui séparent adultes et enfants qui vivent pourtant près les uns des autres, mais qui ne se parlent pas par faute de méconnaissance de l’autre ou de perception déformée, d’où le message universel que porte De l’autre côté.
Un album sensible, et historique comme philosophique, qui donne envie d’abolir toute forme de frontière.
S’il y avait davantage d’heures dans une journée, serais-je en mesure d’en consacrer une au scrapbooking? Je ne sais pas.
Mais je sais par contre que le travail de Paula Castells me plait beaucoup.
Voilà six jours qu’il a écrit son texte. Dès qu’a été accrochée la toile de la semaine, en fait. Sauf qu’il ne l’avait pas relu. Heureusement, il a vingt-quatre heures devant lui pour le faire.
*toile d’Anton Losenko
Crois-tu qu’au fond
l’amour
sauve de tout?
L’amour ne sauve pas
son éclat nous traverse
il nous porte où nous sommes
Micheline La France, Tache d’or au fond de l’œil
*choix de la lectrice de Patricia Bellerose
Tout paraît impossible jusqu’au moment où l’on agit; alors, on s’aperçoit que c’était possible. (Evelyn Underhill)
*illustration de Christiane Beauregard
S’imprimer alors la forme
le récit la cadence
en dentelles en éclats
la vie
dans le coffret de la mémoire
Micheline La France, Tache d’or au fond de l’œil
*choix de la lectrice d’Allen Bookoff
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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