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Ce que mots vous inspirent 1094

MAKOWSKI (Tadeusz)

Faites le bien, par petits bouts, là où vous êtes; car ce sont tous ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui transforment le monde. (Desmond Tutu)

*toile de Tadeusz Makowski

Les vers de Dominique 2

Par toi ma vie retrouve ma voix
au pied de la lettre comme un signe

La suite de mes images respirait
dans un énigmatique décalage
il y avait des angles et de l’ombre
dans le parcours lisse
des poèmes que j’écrivais
sans que leurs sens cognent

Dominique Lauzon, Lettre du cœur et autres paysages

*choix de la lectrice de Poul Friis Nybo

Une bibliothèque à visiter

abbaye

La carte postale était hier dans ma boîte aux lettres. Un nouvel envoi grâce à Postcrossing. On y voit la très belle bibliothèque de l’abbaye bénédictine d’Ottobeuren, en Allemagne.

Ça ne pique pas votre curiosité?

Ce que mots vous inspirent 1093

ROSENBAUM (Sally) - 37

Une société sans rêve est une société sans avenir. (Carl Gustav Jung)

*toile de Sally Rosenbaum

Les vers de Dominique 1

Le don

Par un excès d’évidence tu es apparue

La scène éblouit
le sol se remet en marche
semble suivre le courant

Aveugle appuyé au vertige des redites
je doute

Est-ce le signe d’une chute ou l’amorce
en peu de mots d’un univers inconnu

Je tremble
de la nuit qui me déshabite

Dominique Lauzon, Lettre du cœur et autres paysages

*choix de la lectrice signée Heinrich Steiner

Un roman autobiographique un peu décevant

je lui

J’aurais voulu aimer ce livre. J’aurais voulu m’attacher au jeune garçon de l’histoire. Mais je n’y suis pas parvenue. Était-ce parce que c’est un roman autobiographique et que je savais que le héros, le plus jeune d’une famille de neuf enfants, malgré toutes les embûches qu’il doit traverser pour atteindre l’objectif que sa mère a fixé, allait réussir? Est-ce parce que, pas une minute, je n’ai été en mesure de penser qu’il échouerait que je n’ai pas pu suivre avec intérêt l’histoire relatée dans Je lui ai promis? Ou est-ce parce que je n’aime pas vraiment les romans autobiographiques? Ou est-ce pour toutes ces raisons réunies? Va savoir.

Tout ça pour dire que j’ai fermé le roman de Philippe Barbeau, un peu déçue. Même s’il s’agit là d’un portrait des années 1960 réussi. Même si l’auteur sait décrire les sentiments qui animent la mère et le fils alors que l’un et l’autre tentent à leur manière de faire face au décès prématuré du père. Même si on sait que ça va bien finir et qu’on arrive parfois à l’oublier.

Il y a trop de « même si » pour me faire aimer ce livre autour de la promesse d’une femme au père de ses enfants.

Tintin à Bruxelles

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Et pas rue du Labrador, comme vous le pensiez, mais dans une vitrine. Laquelle? Il faudra le demander à Armando, à qui nous devons cette photo, pour le savoir.

Ce que mots vous inspirent 1092

CHOKSI (Nishant)

Les gens disparaissent, qu’ils quittent simplement nos vies ou bien l’existence en général, mais leurs paroles ne cessent jamais tout à fait de nous hanter. (Mikaël Hirsch)

*illustration de Nishant Choksi

Baie de feu 6

La rivière oscille sur ton ventre
je la sais sans la connaître encore

mille étés ne sont rien pour te trouver enfin

je me coule à ton bord
fin juillet met la fraise de sable sur ta peau

je veux être sur toi
y boire sans jamais perdre ma soif
à genoux ravi dans la crique de midi
te donner des algues dans la vague

lune orange entre les branches
mon amour
t’insuffler mes longues visions de rivières

Robert Lalonde, Baie de feu

*choix de la lectrice de Pol Ledent

Le voyage du funambule

voyage du

Avec Le voyage du funambule, Gilles Tibo signe un bien joli roman. Destiné aux lecteurs débutants, il raconte la promenade que fait un enfant la nuit de ses sept ans alors qu’un funambule l’entraîne sur les toits, installé sur ses épaules. C’est pour le jeune garçon l’occasion de faire un voyage hors du commun, les routes empruntées étant des cordes à linge suspendues d’un immeuble à un autre afin de se rendre au cirque pour le spectacle de l’équilibriste et de rentrer avant que le jour se lève.

Ce récit fantastique où le rêve prend la plus grande place constitue une belle façon d’inciter les enfants à laisser l’imagination s’emparer du pouvoir au lieu de tenter de trouver des explications pour tout ce qui sort de l’ordinaire, chose que les grands aiment beaucoup (trop) faire. Le résultat est un livre réjouissant. Amusant. Fantaisiste. Poétique. Un moment de douceur dans un monde qui en a bien besoin.

Un voyage auquel je ne dirais pas non si un funambule me le proposait. Oui, je vous le concède, il y a des jours où je n’ai pas plus de sept ans.