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Un écrivain à la maison

Certains livres sont de tels régals qu’il arrive qu’on se dise, en constatant qu’il ne reste plus que quelques pages à lire, qu’on aurait bien aimé n’en être qu’au commencement et non pas à la quasi-conclusion. C’est le cas du roman de Roland Fuentès, pour les dix ans et plus, qui nous raconte les dessous du premier salon du livre de Saint-Cloque, une belle occasion pour quelques profs, une pognée de jeunes, des commerçants et autres dignitaires de s’unir.

Il n’y a pas de temps à perdre et encore tant à faire! C’est ce dont nous fait part Gérald, le narrateur, à qui a été confiée la mission de recevoir Christian Rivage, un de ses auteurs préférés, qui excelle dans l’humour et se débrouille beaucoup moins bien quand il est question d’être sérieux ou quand il tombe amoureux.

Un écrivain à la maison, c’est aussi un livre sur les écrivains, sur les rapports qu’ils entretiennent avec leurs lecteurs et avec leur métier, un roman sur l’amitié, sur l’amour de la littérature, celle d’une autre époque comme celle qui s’écrit, sur les rêves d’un garçon et sur l’amour.

Et c’est surtout un roman irrésistible. À tel point qu’on aurait presque envie d’être entouré d’enfants de dix ans pour leur suggérer ce titre. (Et leur glisser en douce qu’il y a une à ce roman suite et qu’on se promet de la lire…)

Lu dans le cadre du Challenge Le Nez dans les livres – Saison 2

Des couleurs éclatantes

Et à côté de la maison en plus!

Tout de suite…

Le temps passant souvent très vite, si vous preniez tout de suite quelques minutes pour donner vie au tableau proposé dimanche?

*toile du peintre grec Haralambos Potamianos

La leçon 4

Sommes-nous encore les déserteurs
de nos visages.

Rien ne saurait me prémunir contre toi
car ton regard est une pensée.

Nicole Richard, La leçon du silence

*choix de la lectrice d’Henri Lebasque

Sur le fil

Le temps de quelques portraits, Riki Blanco nous présente chacun des artistes du cirque. Du lanceur de couteaux, à l’homme-canon amoureux de la trapéziste, en passant par la diseuse d’aventure, le dompteur de puces, l’ouvreuse , le chef d’orchestre et bien d’autres, c’est tout un monde d’émotions et de rêves qui nous est dévoilé. Avec finesse et avec amour, Riki Blanco nous révèle les travers et les talents de ceux et celles qui ont choisi cette vie parallèle qu’est celle du cirque, laquelle est source de tourments comme de bonheurs qui, s’additionnant, donnent à leur quotidien un sens qui pourrait échapper à d’autres qu’eux et qui nous est livré ici avec générosité et sensibilité.

Malgré un beau texte et des personnages attachants, l’album demeure un peu sombre, l’auteur ayant choisi le brun comme couleur principale. Dommage. J’aurais aimé des couleurs plus vives, plus souriantes que ce brun.

Mais je ne regrette pas ma promenade au cirque. Sur le fil et autres histoires demeure un bel album sur cet univers à part qu’est le monde du cirque.

Ce que mots vous inspirent 982

À quoi bon perdre du temps à regretter ce qu’on ne peut pas changer? (Carla Neggers)

*toile du peintre russe Yuri Krotov

La leçon 3

Les arbres renouvellent l’idée de la solitude
mise au monde par les attentes compulsées
aux carreaux des fenêtres.

L’odeur des feuilles crée la magnificence
du déplacement vertical où se heurtent
nos desseins.

Nicole Richard, La leçon du silence

*choix de la lectrice de Gustave Max Stevens

Une chanson

Et cette envie d’entrer dans la photo.
De retrouver endroits aimés.
Un jardin, un café.
Et fermer les yeux.
Enveloppée par une chanson.

*photo d’Armando

Des lectures édifiantes

Quand je sortirai de chez Michèle, on ne verra plus aucune trace de mes cheveux blancs. J’aurai même les cheveux rassemblés en un chignon duquel s’échapperont quelques boucles.

J’aurai, bien entendu, parcouru en diagonale une montagne de magazines, question d’être au fait des plus récents scandales, de tout savoir (ou presque) de ce qui est arrivé aux stars du moment, de me délecter d’anecdotes que j’oublierai aussitôt lues, de jeter un œil sur des photos prises en flagrant délit de tout et de rien.

J’aurai fait le plein de lectures édifiantes pour cinq semaines.

*illustration de Nila Aye

Ce que mots vous inspirent 981

On dévore les livres, ou bien les livres vous dévorent. C’est une drogue effrayante et douce, un séduisant voyage. (Philippe Delerm)

*illustration d’Edward Gorey