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Il y a deux semaines…

J’étais à Québec. Vous qui passez de temps en temps avez d’ailleurs vu les photos. Des photos de Québec, la ville, aucune du Salon international du livre de Québec. J’aurais voulu en faire, mais je n’ai pas eu le temps.

Des retrouvailles, des embrassades, des nouvelles qu’on se donne. On n’est jamais bien loin dans le cœur de ceux qui nous aiment. Malgré la distance, les années, l’absence prolongée, volontaire ou pas. Va savoir. Eux ne sont pas loin non plus. Écrivains comme gens du livre. Une même passion nous unit.

Conversations qui reprennent là où on les a laissées. Il y a longtemps. Ou pas. Conversations qu’on continuera on ne sait où. Mais dont on veut croire qu’elles se poursuivront.

Avec Marie-Francine. Avec Simone. Avec Sandrine. Avec Pierre. Avec Laïla. Avec Mylène.
Mais, de préférence, loin des foules.

*illustration de Daniela Zekina

Voix de la Méditerranée 7

Lisbonne, tombeau de Pessoa

La ville qui monte
La ville qui descend
Et toi
Le passé qui remonte
Le présent qui redescend
Sans Tage
Sans port
Tu attends
À Alfama
En suspens
Que se pose
Sur le toit de ton cœur
Peut-être une colombe
Ou la parole qui lève l’ancre
Ou que se lève le vent
Sans voiles
Ni statues
Ta barque
Toujours l’océan

Tahar Bekri
(dans Les poètes de la Méditerranée)

*choix de la lectrice de Diana Huijts

Lili Plume

Avant de faire la connaissance de Lili Plume, je n’aurais jamais pu imaginer qu’autant d’objets pouvaient être perdus et jamais réclamés. Des objets hétéroclites, bien entendu. Mais surtout étonnants.

Et il y en a tellement que Lili Plume, la réceptionniste du Bureau des objets perdus, travaille sans relâche et sans jamais prendre des vacances. Il y a tant de gens à satisfaire et d’objets à classer. Cette situation donne lieu à un album plein de charme et de fantaisie concocté par l’auteure et illustratrice québécoise Natali Fortier. Un album peine de tendresse et de douceur, qui ne ménage pas l’humour tout en nous apportant un peu de la sagesse qui manque tant à notre société.

Et de plus, un album qui se termine de bien jolie façon, laquelle laissera songeur tout lecteur, qu’il soit petit ou grand. Je vous laisse en juger. Pas question que j’en dise plus!

Le lecteur de la rue Waverly

Je crois qu’il n’a jamais remarqué ma présence…

La lectrice du 197

Seul son livre semble l’intéresser. Puisse-t-elle ne pas rater l’autobus!

Ce que mots vous inspirent 654

Dans la lecture solitaire, l’homme qui se cherche lui-même a quelque chance de se rencontrer. [Georges Duhamel]

*toile de Carl Dobsky

Voix de la Méditerranée 6

Les poètes

Nulle part, eux : ils portent la tiédeur
Dans le corps froid de la terre, ils forgent
À l’horizon ses clés.

Ils n’ont laissé
Ni père ni foyer
Pour leurs légendes

Ils les ont écrites
Comme le soleil écrit son histoire :

Nulle part.

Adonis
(dans Les poètes de la Méditerranée)

*choix de la lectrice de Robert Edward Hughes

25 ans plus tard

Ils se sont aimés il y a 25 ans. Enfin, elle l’a aimé sans être certaine que lui l’aimait.

Le hasard, à moins que ça ne soit la vie, les met en présence l’un de l’autre un quart de siècle après une rupture dont elle conserve un souvenir flou. Et pourtant, c’était son premier amour. Lui avait depuis longtemps arrêté de compter les femmes qu’il avait séduites, pas toujours aimées.

Que reste-t-il de cet amour? Est-il enfoui et encore intact quelque part au fond de soi, prêt à s’embraser à la moindre étincelle rappelant un geste ancien ou un lieu qu’ils fréquentaient à l’époque? Est-il un souvenir qu’il vaut mieux conserver comme on le fait de certaines lettres dans un carton à chaussures dans le haut d’une armoire?

C’est à tout cela que tente de répondre le roman de Gabrielle Ciam, Je t’aime beaucoup. Qui nous rappelle qu’aimer beaucoup, ce n’est jamais assez et que, surtout, ce n’est pas aimer tout court.

Le résultat est un roman bien tourné, juste, sans miroir déformant. Un très bon roman dans lequel ceux et celles que la vie a choisi de mettre en présence des années plus tard se reconnaîtront. Un peu. Et peut-être même plus que ça.

Rue Lemay

Le printemps va bon train là-bas!

Le jardin de Chantal

Il semble y faire bon, vous ne trouvez pas?