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Il ne faudrait pas grand-chose

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Il ne faudrait pas grand-chose pour que je passe la journée au lit avec mes livres et mon lion en peluche. Si peu. Mais je sais que je ne le ferai pas. Malgré la neige qui tombe et qui annonce des mois où je n’aurai plus envie de bouger. Parce que l’hiver est toujours trop long chez nous et que la magie n’est plus celle d’antan quand tombent les premiers flocons.

Il ne faudrait pas grand-chose. Mais des livres demandés m’attendent à la bibliothèque. Et pour ça, je pourrais même franchir des bancs de neige.

*toile de Rick Hayes

Amoroso 8

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Naufrage

J’ai pris tant de bateaux qui n’allaient nulle part
Des coques de carton au hasard des rigoles
Des trois-mâts en prison dans des flacons d’espoir
Des voiliers dans les vents d’une tempête folle

J’ai vu tant de regards qui ne me voyaient pas
Des yeux aliénés aux confins des névroses
Des yeux fixés en pleurs revenus d’au-delà
Des yeux qui se fermaient toute aventure close

Que je cherche des yeux qui seraient un bateau
Que je cherche un bateau dans le fond de tes yeux
Et je m’embarquerais pour un rêve au long cours

Moussaillon d’océan ou marin de ruisseau
Qu’importe la galère où je mourrais joyeux
Dans la sérénité d,un naufrage d’amour.

Jean-Francis Goerres, auteur originaire de la Communauté française de Belgique, Amoroso

*choix de la lectrice d’Eva Hollyer

demain

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doigts noués
sur souvenirs anciens
cœurs de papier
pour inventer demain

(novembre 2010)

*toile de Vladimir Dunjic

Le petit monde d’Éléonore

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C’est un roman mettant en scène personnages déjantés que propose Natacha Nisic (à ne pas confondre avec la photographe du même nom qui a exposé au Centre-Pompidou récemment) avec Le tatouage d’Éléonore. Des personnages qui souffrent tous d’un mal de vivre qui les fait errer dans cette petite ville au bord de la mer qui ressemble à toutes les autres et qui ont tous les moyens de ne rien faire, puisque la narratrice (Éléonore) et les rares personnes qui gravitent autour d’elle ont largement de quoi jeter leur argent par les fenêtres si jamais ils désiraient le faire.

Ils perdent donc leur temps. Jour après jour, semaine après semaine, mois après mois tandis que nous allons d’une page à l’autre espérant qu’ils finiront par faire quelque chose de leur vie. Mais nul ne sortira grandi de ce roman, certains vont même y laisser leur peau. Ou la laisser aux mains des autres. Non, nul ne sortira vainqueur de ce roman si ce n’est, d’une certaine façon, Éléonore. Et encore, si peu.

Un roman qui se laisse lire tout en ne touchant pas et dont l’intérêt est plus que moyen. Dommage.

Des carnets de croquis pris sur le vif

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Elle les croque en pleine action dans son carnet, parfois en train de lire, comme ces dessins le prouvent, ou autrement. Elle s’appelle Jacqueline Chesta et vous pouvez faire connaissance avec elle en visitant son blog.

La suggestion du 26 novembre 2010

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De la poésie, des photos, des toiles, voilà un endroit qui devrait vous plaire ainsi qu’au lecteur peint par Carlo Cressini.

Les trésors de Beg-Meil

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Denise nous avait déjà emmenés à Beg-Meil il y a quelque temps. C’est maintenant le tour de Chantal de nous faire découvrir ses trésors, pour notre plus grand plaisir.

Ce que mots vous inspirent 284

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On ne doit jamais manquer de répéter à tout le monde les belles choses qu’on a lues. (Sei Shônagen)

*toile de Wilhelm von Schadow

Une maison pour l’hiver

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Ne voulant pas se départir de toutes ses feuilles, un arbre a imaginé une façon bien personnelle de les protéger jusqu’au printemps…

Amoroso 7

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Oasis du corps III

rêver sur ton corps
pleurer les étoiles

mes cheveux ne gardent
que le sens de tes mains

parcourir ton absence
rêver sur une ombre

Yolande Favre, auteure originaire de l’Arc jurassien suisse, Amoroso

*choix de lectrice d’un peintre inconnu de l’American School (XIXe siècle)