António Zambujo et Roberta Sá interprétant Eu Já Não Sei
*choix du lecteur de Leah Hopkins Henry
C’est sur le choix de la lectrice de Salvador Tusset que nous fermerons Le carnet de Montréal de Carl Norac. Puisque dès demain les lectrices du soir parcourront un autre recueil. Voici donc ce dernier extrait :
10 juin
J’ouvre ma nuit à celle qui la trouve en moi, puis j’avance ma langue. La vie est moins amère dans la bouche des femmes. L’évidence d’être aimé s’y passe de poème. Ce que leur salive nous donne, ce n’est pas seulement un sucre ou un miel, mais une issue hors du désir qui pend aux lèvres des perdants.
Un bel album que propose les éditions Auzou avec Balalaïka qui met en scène une histoire et des illustrations de Cathy Delanssay. Inspiré de faits réels, l’album raconte sous la forme d’un conte les terribles événements qui se sont produits en Russie au XVIIe siècle, à savoir ceux entourant l’interdiction pour toute personne de posséder un instrument de musique ou d’en jouer, au risque de les voir brûlés et que tout contrevenant soit persécuté.
C’est grâce à Ania, élue dès sa naissance, et à un nouvel instrument de musique, la balalaïka (qui vient du mot « balakat » signifiant de moquer, taquiner), que la musique vivra à nouveau en Russie. Une histoire toute simple, pleine de magie et joliment illustrée. Pour découvrir l’auteure et ses illustrations, n’hésitez pas à visiter son blog. Vous tomberez sous le charme!
Vous aussi vous vous demandiez où était passée Béatrix? Elle lisait. Quelque part au bord de la Méditerranée. Mais pas seule. En effet, voici quelques clichés pris sur le vif qu’elle a rapportés pour les lecteurs et lectrices du pays de Lali. Ça vous donne envie de partir?
Il me plait d’imaginer que la lectrice du peintre Carl Joseph Begas aime tellement les livres qu’elle adorera cette photo que j’ai dénichée dans la toile d’Armando…
Tandis que notre ami Armando se promène sur les plages d’Algarve à la recherche de vagues ou de coquillages à examiner de plus près avec son appareil photo, une fleur bruxelloise qu’il a photographiée avant de partir s’est posée au pays de Lali afin que nous ne l’oubliions pas! Comme si c’était possible…
C’est la lectrice du peintre polonais Rafal Hadziewicz qui a ce soir fait connaissance avec la poésie en prose de Carl Norac. Et c’est sur ces mots du recueil Le carnet de Montréal qu’elle s’est longuement arrêtée :
3 juin
Je deviens familier d’une trouée de ciel. J’écoule un hasard, monnaie blanche. Derrière le ciel, peut-on toucher la peau de l’astre, ou caresser comme une femme ce pays sans air qui convient à la chute? Il me reste à trouver celle qui me suivra dans la trouée de ciel. Elle m’écrira demain, sans me connaître. Ses mots d’amour arriveront dans une enveloppe blanche, sans adresse, légèrement trouée.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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