La lectrice de l’aquarelliste Angela Fehr risque de regarder Montréal autrement quand elle aura parcouru ce site. Et pas juste elle, probablement!
La lectrice de l’aquarelliste Angela Fehr risque de regarder Montréal autrement quand elle aura parcouru ce site. Et pas juste elle, probablement!
Serait-ce elle qui a attiré la vengeance? Il faudra demander à Armando qui a croqué là une formidable scène livresque, digne de certains quatrièmes de couverture qui donnent vie à notre imagination!
Il est rare que j’entre dans un de ces lieux réservés au fastfood de la littérature que sont les librairies faisant partie de chaînes ou les rayons « livres » des grandes surfaces. Vraiment rare. Mais je l’ai fait récemment. Il faut dire que l’endroit vend aussi des disques, des DVD, des cartes de souhaits et des magazines. Autrement dit, ce n’est pas une librairie. Mais bon, j’y suis entrée parce qu’il pleuvait.
Et vous savez ce qu’un préposé à la vente a répondu à une cliente qui lui demandait ce qu’il pensait d’un livre? Je ne suis pas là pour penser madame, et puis de toute manière je ne lis jamais, ça m’endort.
Je n’ai pu me retenir. Sitôt que le non-penseur a été parti, j’ai dit à la dame qu’il y avait à dix minutes de là une vraie librairie avec de vrais libraires. Si, si, je l’ai fait.
*toile de Naftali Rakuzin
C’est la lectrice du peintre George Winchester qui avait ce soir rendez-vous avec Le centre blanc de Nicole Brossard, un des recueils marquants de la littérature québécoise et duquel elle a tiré ce poème :
reprendre le sens du départ
du vif situant le rouge à l’origine
naissance en sous-titre plumes ombrageuses
se disperse la brume tissu relent au vent
de lignes muettes se sonorise la rythmique
charnelle la rumeur entonne circulaire
le sinueux dégage son origine
verticale fusée prise et vécue : je m’inscris
Du 15 au 19 mars, le Québec était à l’honneur à Fontainebleau, une présentation de l’IUT de Sénart-Fontainebleau. Photos, décors (cabane à sucre, raquettes, notamment) et travaux scolaires étaient à l’affiche pour ce rendez-vous que ne pouvait rater Chantal à qui nous devons ces photos.
Mon petit doigt me dit que la lectrice peinte par Mark Briscoe, qui semble tant aimer la nature, devrait plus que plaire dans cet espace!
J’ai bien essayé de lire le journal par-dessus l’épaule de la lectrice du 18, mais elle ne l’a pas étalé suffisamment pour que je puisse le faire à mon aise. Peut-être que la prochaine que je croiserai me laissera voir un article ou deux?
De moins en moins de mots pour dire. Mots enfuis, mots sur lesquels j’ai glissé. Mots dont le murmure efface mes pas. Mais continuer de les poursuivre, de les débusquer au fond de mes souvenirs là où ils se terrent et se défilent. Pour ne pas me taire, pas tout de suite.
*toile de Jan Catharinus Adriaan Goedhart
Elle a parcouru une partie des textes. En s’arrêtant ici ou là. Puis la lectrice de l’artiste canadienne Karen Bailey est restée songeuse. Elle venait de lire cet extrait du Centre blanc de Nicole Brossard :
MALGRÉ LE RÊVE
de granit ou de pulpe
les poignets se dressent paupière émergée
au-dessus de margelle la soif pulpe l’oasis
de ligne miroitante à mirage trahison
l’ire tisse bave à sa rage
les corsets sont cages à vilaines amours
polichinelle creusera saison à son criquet
la marée de l’effort froisse toute violence
et le projecteur de ses danses
trace en nos cœurs racine
le dessin d’encre et de sperme
que le vent sèche au souffle de son gré
Combien de temps peut-on vivre dans le mensonge? Toute une vie? Telle est la question que pose le roman de Marie Nurowska, Un amour de Varsovie, qui met en scène une jeune femme qui réussit à quitter le ghetto de Varsovie et « emprunte » une identité qui lui permettra de passer inaperçue et de tenter d’oublier qu’elle a été prostituée pour ne pas mourir de faim et nourrir son père.
Or, peut-on passer d’une vie à l’autre? Peut-on oublier ses propres racines et devenir une Polonaise catholique? Peut-on aimer et vivre auprès de celui qu’on aime en taisant la vérité? Peut-on aussi aimer deux hommes en même temps parce qu’on a deux identités et que ces deux hommes n’aiment pas la même femme?
En six lettres qu’elle n’enverra jamais, échelonnées sur vingt-cinq ans (de 1943 à 1968), Elzbieta-Krystina écrit à celui qui partage sa vie. Sans pudeur et sans censure. Et qui s’intéresse aux tourments de l’âme humaine et au mensonge, qui se demande si l’autre doit vraiment tout savoir de son passé comme de ses pensées les plus intimes, trouvera dans ce roman matière à réflexion. Tout en sachant d’avance qu’on ne guérit jamais tout à fait de son passé.
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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