On ne perd pas sans regret même ses pires habitudes; ce sont peut-être celles qu’on regrette le plus. (Oscar Wilde)
*toile de Jane M. Fletcher
On ne perd pas sans regret même ses pires habitudes; ce sont peut-être celles qu’on regrette le plus. (Oscar Wilde)
*toile de Jane M. Fletcher
N’est-ce pas le défaut naturel à tous les hommes de se plaire naturellement à parler et à raisonner sur ce qu’ils entendent le moins. (Jonathan Swift)
*toile de Ralph Earl
C’est le commencement qui est le pire, puis le milieu, puis la fin. À la fin, c’est la fin qui est le pire. (Samuel Beckett)
*toile de Ricky Dyaloyi
Aucune carte du monde n’est digne d’un regard si le pays de l’utopie n’y figure pas. (Oscar Wilde)
*toile de Robin Cheers
Une amitié peut naître sur la terre la plus aride et la plus improbable. (Maeve Binchy)
*toile de William Vierplanck Birney
Depuis que j’ai appris à rire de moi-même, je ne m’ennuie plus jamais. (George Bernard Shaw)
*toile d’Hélène Beck
L’humanité… est un puits à deux seaux. Pendant que l’un descend pour être rempli, l’autre montre pour être vidé. (Samuel Beckett)
*toile de Gerard Boersma
Bien évidemment que la lectrice peinte par George Henry Boughton a enfilé une robe verte! Et pas qu’elle, puisque lecteurs et lectrices qu’elle a conviés à faire la fête avec elle aujourd’hui, devront tous porter un vêtement vert, ou un accessoire qui le soit. Pas question de souligner le 17 mars autrement, les farfadets et saint Patrick ne seraient pas contents. Donc, du vert et encore du vert en ce jour, et quelques citations d’auteurs irlandais… il va sans dire!
And Happy Saint Patrick’s Day!
La lectrice de l’artiste Stan O’Dell est restée songeuse un long moment avant de choisir pour vous cet extrait de La lumière artésienne de Daniel Dargis :
un matin
les mots se posent doucement sur les arbres
sur chaque feuille des forêts
la neige les toits les lèvres
le paysage marche dans chaque maison
chaque femme et chaque homme
doucement
il pleut
la terre se laisse caresser
doucement je t’enlace
l’herbe devient bleue
la lumière orangée
ton sourire m’étreint
rien ne s’enfuit ailleurs au loin
Olivia, la narratrice des Silences de Porto Santo, n’a jamais pu oublier Madère où elle est née, ni ce père qu’on lui a enlevé pour l’emprisonner parce que ses idées s’opposaient à celles du régime en place, pas plus que ce premier amour qui n’est jamais revenu d’Angola, enrôlé de force, comme l’ont été de nombreux jeunes, dans des guerres coloniales.
Et à l’heure où l’homme qu’elle aime, reporter, va partir pour l’Angola suivre des médecins afin de relater leur vie en images, dans ce Paris où elle a élu domicile pour éloigner d’elle la petite fille qui pleurait et qui enterrait sa poupée pour ne pas qu’on lui enlève sa seule amie, elle a peur. Terriblement peur. Lucas n’est jamais rentré. Et si un sort identique attendait Pierre en Angola?
Et tandis que le présent se trouble des images d’hier, que les mots d’aujourd’hui se mêlent aux silences du passé, Olivia apprivoise ce qu’elle a longtemps tu. On ne peut changer ou oublier ce qui a été. Pas plus les bateaux qui emportaient des hommes et les ramenaient brisés que les mots des livres interdits que Lucas lui lisait sur la plage.
Alice Machado, qui écrit en français bien que sa langue maternelle soit le portugais, signe avec ce court roman une ode à la vie, à l’amour. Un roman dont j’ai retenu ces phrases : « À Paris je me retrouvais seule, sans plus de témoins de ce passé, cette terrible existence, enfermée dans mes silences. Je portais mon deuil dans un pli de mon âme, sans que le regard des autres ne puisse un instant le deviner. »
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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