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Un roman non conventiennel, un auteur à découvrir

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Benfica, un quartier de Lisbonne, début du XXe siècle, une famille, trois narrateurs pour nous raconter celle-ci, ses bonheurs, ses tristesses, comme ses rêves et ses désillusions. Telle est la trame de Cimetière de pianos de José Luis Peixoto, touche-à-tout de la littérature, s’étant frotté au roman, à la poésie, à l’écriture dramatique et à celle de paroles de chansons, et dont on dit qu’il est l’écrivain portugais le plus prometteur de sa génération.

Benfica, donc, la voix d’un père qui vient de mourir, mais qui reste omniprésent, voyageant dans le temps, alors qu’il (se) raconte, et raconte les siens, sa femme, ses enfants devenus adultes et même parents, puis ces derniers à nouveau petits, de l’âge de ses petits-enfants. Tout cela, sans ordre chronologique, comme les souvenirs nous viennent parfois. Même ceux dont il n’a pu être témoin de son vivant, mais qu’il sent, qu’il sait, qu’il raconte aussi.

Voix d’un fils qui courra le marathon aux Jeux olympiques de Stockholm en 1912, voix aussi du fils de celui-ci. Voix qui s’entremêlent et qui parfois se mêlent. Qui est le père? Qui est le fils? L’histoire se répète-t-elle toujours?

Et derrière la porte de la menuiserie où chacun des hommes du roman a travaillé, un cimetière de pianos. Là où chacun a ses secrets, des morceaux d’histoire qui lui sont propres et tant de rêves que nul ne vivra jamais jusqu’au bout. Et au centre de tout cela des voix d’enfants, leurs rires.

Pour le lecteur, un roman fascinant qui raconte une famille, une époque, des moments de tendresse ou de violence, parce que telle est la vie. Une vie faite de tous ces moments décousus qui s’additionnent et qui donnent un roman non conventionnel aux voix multiples et surtout pas chronologique, ce qui pourrait en dérouter certains. Aussi bien que je vous prévienne.

Lectrice en pleine action

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Notre chasseur de lecteurs et de lectrices préféré, Armando pour tout vous dire, a une fois de plus réussi à traquer une lectrice en pleine action… et quelle scène, de plus!
Puis-je imaginer qu’à partir de demain midi, alors que débuteront mes vacances, j’aurai enfin le temps et la chance de croquer moi aussi quelques scènes de lecture sur le vif? Dites oui!

La suggestion du 18 février 2010

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Le lecteur de John Singleton Copley serait-il en train de vous indiquer la route vers Montréal? Aurait-il entendu parler de ceci?

La vitrine 15

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Encore quelques clichés pris par Armando de cette vitrine qui constitue la première exposition photo thématique d’une durée d’un mois chez Lali.

C’est quand le printemps?

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L’un après l’autre, chacun des oiseaux aurait posé la question à Denise. Mais elle ne m’a pas dit ce qu’elle leur a donné comme réponse…

Mots

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Mots. Pour tout univers. Pour toute raison d’être. Pour tout quotidien. Pour tout passé, pour tout futur. Pour un sourire ou une larme. Pour quelques morceaux de rêve. Pour tout ciel et toute lumière.

Mots. Pour vivre.

*sur des illustrations d’Alma B.

La tentation du bleu 7

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C’est la lectrice du peintre Louis Thibaudet qui avait ce soir rendez-vous avec les mots de Carole Darricarrère. Les mots de son recueil La tentation du bleu, duquel elle a extrait ceci à votre intention :

je suis l’eau dit-elle
j’appartiens aux mers divagantes
je suis l’eau mendiante
j’erre
mon désir est au-delà

je suis l’air
je suis
le sommeil des matières et des chants
je suis l’absence inachevable
ma forme est au-delà

Je suis le feu je vis
d’illusions
j’ouvre je suis un je suis multiple
je suis l’élan, je suis l’éclat
ma bouche est libre
mon désir immédiat
je me dérobe

je suis la terre lourde de son poids
je suis le corps aveugle et noir, je suis bonne
je suis le lieu et le geste, j’abonde
je suis l’anneau qui enferme
je suis la chair du temps

Parce que je veux croire que les artistes sont généreux et ouverts

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Je suis habituée à la gentillesse des artistes, à leur ouverture d’esprit face à ma démarche, et au fait que je veuille les faire connaître à ma manière. Ce qui avait fait dire à l’artiste Édith Gorren sur ce billet à mon sujet : « Il y aurait un tableau à faire : une femme au visage bienveillant qui tient le monde dans ses bras comme un enfant. Avec elle, plus de guerres. »

Je n’ai donc pas compris l’attaque d’hier de la part d’un peintre qui s’en est pris à moi comme si j’avais été l’auteure d’un crime, alors que je lui avais fait une place dans ce lieu qui célèbre les peintres qui ont mis la lecture à l’honneur dans un ou plusieurs de leurs tableaux. Pas plus que ceux d’entre vous qui ont lu son commentaire.

Tant d’artistes, depuis quatre ans, ont laissé ici des messages qui m’incitent à continuer. À ne pas me laisser atteindre au point de prendre le large quelques jours, chose à laquelle j’ai pensé.

Et bien que j’aie pensé un long moment à faire disparaître billet et commentaires, j’ai préféré modifier ces derniers, en masquant le nom de l’artiste supposément lésé, afin de pouvoir conserver vos messages pleins de sympathie ou d’humour, défenseurs de ma démarche.

Et parce que je veux croire que les artistes sont généreux et ouverts.

*sur une toile de Jose Ruesga Salazar

La suggestion du 17 février 2010

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La lectrice peinte par Charles-François Phelippes aurait-elle envie de découvrir une église de Montréal? Pour cela, il lui suffit d’entrer ici

La vitrine 14

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On pense qu’on a tout vu de cette vitrine. Puis Armando nous arrive avec un détail, puis un autre, si bien qu’on en redemande!