Denise nous le dira, elle est partie à leur recherche!
Minutes qui doucement s’égrènent dans le jour qui se prépare. Qui filent entre les doigts comme grains de sable quand le cœur se laisse porter par ses rêves. Minutes si douces du silence d’un samedi aux odeurs de café et de bonheur.
*toile de Franz Skarbina
Elle n’a pas tout lu. Juste quelques poèmes. Puis, la lectrice peinte par Luigi Conconi a murmuré plusieurs fois cet extrait de Poèmes de veille de Luigi Conconi avant de laisser le livre sur la table pour la prochaine lectrice.
Tu t’en iras comme tu es né
par le col étroit de la souffrance
mais tu auras connu Emily Dickinson
et la prière des poèmes
qui te ressemblent
la consolation d’avoir été
présent dans le langage
depuis le mot amour
qui précède le mot mort
Et sans elle, le journal d’une adolescente juive à Amsterdam aurait peut-être disparu au milieu d’autres papiers laissés derrière au moment d’une rafle qui allait mener dans des camps ceux et celles qu’elle avait cachés avec la complicité de Victor Kugler (qui s’est par la suite établi au Canada) et Johannes Kleimann.
Elle s’appelait Miep Gies, celle qui vient de mourir à 100 ans et qui raconte dans Elle s’appelait Anne Frank « son » Anne. Un livre émouvant que j’avais lu au moment de sa publication en 1987 et que je vous invite à lire si vous ne le connaissez pas. Un livre dont la préface de l’auteure se termine par ces mots :
« Mon histoire est celle de gens ordinaires en des temps qui furent extraordinairement durs. Des temps qui, je l’espère du fond de mon cœur, ne reviendront jamais plus. C’est à nous tous, gens ordinaires de par le monde entier, d’y veiller. »
C’est lors d’une promenade au bord de la Sèvre que Lanourse a déniché cette barque pour laquelle j’ai eu le coup de foudre et qu’elle s’est empressée de m’offrir afin que je puisse la partager avec les amis du pays de Lali. Pour les autres photos de sa promenade, c’est ici qu’il faut aller!
Vous savez ce qu’ont de particulier les cygnes à Bruxelles? Ils font des clins d’œil à Armando quand il le voit passer. Si, si, je vous l’assure, c’est lui qui me l’a dit!
Et si j’offrais à la lectrice de Griffith Coale de quoi sourire? Il faut pour cela lire ce billet à haute voix!
Même si tout est blanc un peu partout, il y a des fenêtres qui font miroiter d’autres aspects de l’hiver…
Sans même prendre le temps de retirer son chapeau, la lectrice de l’artiste Frederick Carl Frieseke s’est plongée dans Poèmes de veille de Jean Royer. Puis, elle est repartie dans la nuit après avoir choisi cet extrait :
Le visible est le futur
et le passé de l’invisible
le ruisseau qui coule
de la montagne au fleuve
la rue qui s’ouvre
sur la terrasse des adieux
ou le miroir des mots
que tu partages en silence
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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