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Les lunettes du lecteur 5

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Tous les moyens sont bons quand ils sont efficaces. (Jean-Paul Sartre)

*toile de George Roth

Les lunettes du lecteur 4

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Être libre, ce n’est pas pouvoir faire ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut. (Jean-Paul Sartre)

*toile d’Andrew Tift

Les lunettes du lecteur 3

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On ne peut vaincre le mal que par un autre mal. (Jean-Paul Sartre)

*toile de Zachary Thornton

Les lunettes du lecteur 2

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Pour que l’événement le plus banal devienne une aventure, il faut et il suffit qu’on se mette à le raconter. (Jean-Paul Sartre)

*toile d’Avril Thomas

Les lunettes du lecteur 1

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Bien sûr que j’ai toujours aimé tirer les choses par les cheveux. Si bien que m’en est venue cette idée d’un weekend consacré aux citations de Jean-Paul Sartre, il me fallait trouver au fil des toiles un thème qui pourrait aller de pair avec cette idée. Et en y pensant bien, quand on se met à penser à Sartre, on voit tout de suite ses lunettes, non? Je vous avais prévenus, c’est bel et bien tiré par les cheveux, mais comme je suis chez moi, je peux bien faire ce que je veux, non?

Donc, voilà. Pendant deux jours, des lecteurs, lunettes sur le nez ou à la main, en commençant par celui peint Patricia Tanger, viendront vous proposer des citations de celui que Boris Vian avait dépeint sous les traits de Jean-Sol Partre dans L’écume des jours. Des citations avec lesquelles vous ne serez pas toujours d’accord, d’ailleurs…

Sonnets portugais 4

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La lectrice peinte par l’artiste écossais John Duncan Fergusson avait hâte qu’arrive son tour. En effet, les extraits des Sonnets portugais de la poète Elizabeth Barrett Browning, le recueil du moment des lectrices du soir, qu’elle a lus ici ces derniers jours avaient si bien piqué sa curiosité qu’elle était d’avance certaine que ce recueil allait lui plaire. Elle le fut encore davantage quand elle parcourut ces vers :

La face du monde a changé, je crois,
Depuis que j’entendis les pas de ton âme
Glisser doucement près de moi, comme
S’ils me dérobaient au terrible gouffre
De la mort, d’où – moi qui pensais sombrer –
Je fus rattrapée par l’amour, et appris
À nouveau la vie. La coupe du sort,
Par Dieu offerte, je la bois volontiers
Et loue sa douceur, toi à mes côtés.
Les noms des pays, des cieux ont changé
Car tu es ou tu seras, ici ou là;
Ce luth et cette chanson… aimés hier,
(Le chœur des anges le sait) ne sont plus chers
Que parce que ton nom danse en leurs paroles.

Il la regardait lire

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Il la regardait lire. Jour après jour. Inlassablement. Les doigts tremblant autour de sa plume qui avait du mal à glisser sur le papier parce que son cœur battait trop fort. Attendant cette minute où elle fermerait le livre et le regarderait. Lui. Comme il l’avait regardée. Avec un amour tel qu’aucune phrase ne saurait le décrire.

Elle le regarderait. Lèvres ouvertes.

Il ne finirait jamais son poème. Le désir d’eux était plus fort que tous les mots qu’il pourrait écrire, que tous les livres qu’elle pourrait lire.

*sur des toiles de Silvano E. Corneo

Qui vient jouer dans la neige?

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Denise nous attend, dans l’un ou l’autre des parcs enneigés. Prière de ne pas oublier vos mitaines!

Le bonhomme de neige

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Il veille sur la rue Lemay, entre les rues Bellechasse et Beaubien. Mais pour combien de temps encore?

La suggestion du 22 janvier 2010

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Qui s’intéresse à la littérature de la fin du XIXe siècle – peut-être même la lectrice peinte par l’artiste Karoly Mühlbeck – devrait trouver ici de quoi se rassasier!