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Un lundi poétique 3

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L’enfant et l’avion

L’enfant mit l’avion sur la table.
« Je vais partir, soyez aimables,
Ouvrez la fenêtre », dit-il.

On ouvrit la fenêtre. On rit
Et on laisser l’enfant jouer
Tout seul au haut des escaliers.

Le soir – qui l’aurait cru! –
Il avait disparu.

Aujourd’hui encore on en parle.
Mon Dieu, pourvu
Qu’il ne se soit pas, ce soir-là
Trompé d’étoile!

(Maurice Carême)

*toile de Molly Schmid

Un lundi poétique 2

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Est-on jamais assez enfant

Est-on jamais assez enfant,
Jamais assez émerveillé?
Ah! devenir comme un étang
Où tout le ciel vient se baigner!

Le vent, le joli vent d’été
Poudre d’or rose les froments.
Un pic, dans l’ombre du verger,
Ravaude les vieux draps du temps.

Te souviens-tu du fruit léger
Que tu transformais en pendule
Pour balancer le crépuscule
Au bout d’un long fil d’araignée?

Est-on jamais assez enfant
Qui, en jouant à la marelle
Et en riant éperdument
Pousse le palet en plein ciel.

Jamais assez émerveillé
Devant la vie, ce cerf-volant
Qui s’élève, rouge, or et blanc
Sur les coteaux ensoleillés?

(Maurice Carême)

*toile d’Arnel Sarmiento

Un lundi poétique 1

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Ça a beau être jour de congé au Québec, les petites lectrices de Jada Rowland se sont endimanchées. Voilà, paraît-il, des semaines qu’elles et leurs copains préparent ce lundi à mon intention. Un lundi consacré à la poésie de Maurice Carême où à tour de rôle, les uns comme les autres viendront me faire part du poème qu’ils ont appris pour ce jour spécial.

Quelle belle journée je vais passer!

À l’heure du Portugal 3

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moment musical en compagnie de Mariza
interprétant Retrato

*toile d’Eduardo Kiesel

Une fraction d’éternité 3

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Il n’a suffi à la lectrice de Georges Mathey pour savoir qu’elle aimerait Une fraction d’éternité de Francis Dannemark. Ces lignes-là, précisément :

L’amour fascine, comme le mont Everest; tant de gens rêvent d’y aller, mais la plupart s’arrêtent au premier ou au deuxième gîte. Au retour, ils liront des romans. Je ne sais plus qui a dit qu’on écrivait des histoires pour donner des souvenirs à ceux qui n’en ont pas.

Lecteurs moustachus 24

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La femme vit par le sentiment, là où l’homme vit par l’action. (Honoré de Balzac)

*toile d’Anders Zorn

Lecteurs moustachus 23

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La jalousie est un doute, la crainte est une petitesse. (Honoré de Balzac)

*toile de William Stott of Oldham

Lecteurs moustachus 22

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Nous avons tous la prétention de souffrir beaucoup plus que les autres. (Honoré de Balzac)

*toile de Jack Spiegelman

Lecteurs moustachus 21

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Plus sa vie est infâme, plus l’homme y tient; elle est alors une protestation, une vengeance de tous les instants. (Honoré de Balzac)

*toile de Charles Spencelayh

Lecteurs moustachus 20

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La bêtise a deux manières d’être : elle se tait ou elle parle. La bêtise muette est supportable. (Honoré de Balzac)

*toile de Joaquin Sorolla y Bastida