Jour après jour, ils s’installent dans l’herbe. Jour après jour, ils lisent là, quasi seuls au monde, si ce n’était de la présence discrète d’Armando.
Jour après jour, ils s’installent dans l’herbe. Jour après jour, ils lisent là, quasi seuls au monde, si ce n’était de la présence discrète d’Armando.
Genève est décidément une ville changeante, Denise nous le confirmera. Après avoir été blanche il y a quelques jours à peine, la voici maintenant toute rose!
Profitez bien de votre semaine à Bruxelles et de grâce n’entrez pas dans toutes les pharmacies! Juste les jolies comme celle qu’Armando a dénichée juste pour vous et qui vous attend!
Avec tous les lecteurs moustachus de dimanche et les enfants qui ont passé la journée au pays de Lali hier, peut-être n’avez-vous pas eu le temps de lire les commentaires sur la toile du 10 mai ni de voir les toiles proposées cette semaine? Qu’à cela ne tienne, le lecteur peint par Ned Bittinger vous attend et il a tout classé. Les commentaires sont ici et les toiles, car il y en a deux cette semaine, là.
Si vous voulez rêver, mais vraiment rêver, voilà le paradis où se cache notre ami Armando…
Elle est entrée dans la pièce, s’est assise à la table et ainsi m’a tourné le dos. Je n’ai pu voir son visage changer, ni aucune de ses expressions. Je n’ai fait qu’entendre la lectrice de Paul-César Helleu tourner les pages. Et ouvrir Une fraction d’éternité de Francis Dannemark là où elle avait laissé le signet.
Protection rapprochée
Tant de mots et tant de phrases
pour tant d’histoires qu’on se raconte
à voix basse ou sur place,
tant de sages mensonges qu’on s’invente,
tant de scénarios savamment conçus,
de plans pensés au millimètre.
Et toutes ces histoires, disais-je,
parce qu’on ne veut plus tomber,
parce que ce n,est pas le moment,
tant d’histoires pour se protéger
de qui, de quoi,
pour garder les démons à la cave
et l’amour au grenier.
Alors compose des poèmes, dit-elle,
écris des histoires
mais ne t’en raconte pas,
et pour le reste, ne pense à rien,
écoute ton cœur qui bat,
il connaît le chemin
comme un cheval de Troie.
Souviens-toi
Souviens-toi. Tu avais quinze ans.
Tu voulais devenir poète.
Tu étais fou, tu étais bête.
Tu disais : « La lune est un paon. »
Ne trouvant pas d’assez beaux mots
Pour faire chanter les lilas,
Tu jouais de l’harmonica
Sous un érable, au bord de l’eau.
Tu t’asseyais dans un verger
Et seul, au milieu du dimanche,
Tu regardais, entre les branches,
Monter l’étoile du berger.
Et tu étais si amoureux
De toutes, sans le dire,
Que tu n’avais pas d’assez d’yeux
Pour boire leur joli sourire.
Tu avais quinze ans. Souviens-toi.
Tu voulais devenir poète.
Tu étais fou, tu étais bête.
Tu écrivais : « Mon cœur est roi. »
Et tu te murmurais tes vers
Sous la pluie, avec tant de joie
Que tu tenais, comment un pivert,
L’univers serré contre toi.
(Maurice Carême)
*toile de Jean-Baptiste Greuze
Ce qui est comique
Savez-vous ce qui est comique?
Une oie qui joue de la musique,
Un pou qui parle du Mexique,
Un bœuf retournant l’as de pique,
Un clown qui n’est pas dans un cirque,
Un âne chantant un cantique,
Un loir champion olympique.
Mais ce qui est le plus comique,
C’est d’entendre un petit moustique
Répéter son arithmétique.
(Maurice Carême)
*toile de Christine Ilewski
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Fait avec amour (❤️) par WHC
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