Commentaires récents
Admin:
Archives:
Quand je serai vieille

strij

Et quand j’aurai l’âge de la lectrice d’Abraham van Strij, les livres existeront-ils toujours ? Ou auront-ils tout à fait disparu ? Il y a si longtemps qu’on nous dit que l’objet-livre entrera en désuétude à brève échéance que j’ai du mal à le croire, moi, l’ex-libraire qui allais être sans emploi il y a 15 ans parce qu’il n’y aurait plus de livres… Laissez-moi donc douter de l’éventuelle disparition des livres. Laissez-moi rêver que dans 40 ans je lirai encore et des livres récemment parus, de plus.

Arrêt rue Peel

peel

(photo d’Alexandre Aubry)

Il y a des matins où le soleil donne des envies d’aller marcher dans cette ville qui est la mienne et dont je ne profite pas suffisamment, parce que je m’encabane dans mon home, sweet home où je rêve, écris, lis, bois du café et mange du chocolat. Il y a des matins où je partirais à l’aventure dans cette ville que j’aime. Comme ce matin où j’en ai bien envie, mais où je ne le ferai pas, parce que ce n’est pas un jour pour ça.

Mai rien ne m’empêche de rêver à la rue Peel, au centre-ville qui se déploie autour d’elle. Mais rien ne m’empêche de penser qu’elle s’anime en cette heure matinale où les gens s’engouffrent dans les tours desquelles ils sortiront pour manger, rue Peel ou autour. Car tout se joue autour de cette rue en plein cœur de Montréal. Enfin, presque. Il y en a d’autres: Mont-Royal, Saint-Laurent, Sainte-Catherine, Sherbrooke, etc.

Mais la rue Peel demeure une de ces rues qui a son cachet avec ses maisons de pierre et ses restaurants. À mon avis, c’est au nord de la rue Sherbrooke qu’elle est la plus intéressante. Pour avoir un véritable avis, il faut la descendre et la monter, il n’y a pas d’autre façon de la voir et de la vivre. Du nord au sud, du sud au nord. Et juste regarder, s’imprégner. Jour de soleil si possible.

La lectrice dans ses souvenirs

pol ledent 2

Il suffit d’un baiser pour apprendre l’amour.[ Max-Pol Fouchet ]

Et en ressortant ses journaux intimes d’il y a 25 ans, la lectrice de Pol Ledent tente de retrouver le souvenir de ce premier baiser, de celui qui lui a appris le désir comme l’amour, de celui qui marque et qu’on n’oublie jamais, comme on n’oublie jamais aucune première fois de sa vie.

Les mots qu’elle retrouve écrits dans les pages d’autrefois ont la saveur de ce baiser. Ils ont la douceur des lèvres qui ont touché les siennes un autre 1er mars, il y a un quart de siècle. Ils ont aussi la fougue des langues qui s’entremêlent et la tendresse d’une tête qu’on tient entre ses mains.

Les années n’ont rien changé au souvenir qu’elle relit. Ni d’autres baisers, bien moins bons ou meilleurs. Il est intact. Et celui qui lui a appris l’amour par ce premier baiser ne sera jamais bien loin. Leurs vies ne cesseront de s’entrecroiser. Il lui a aussi appris que l’amitié après l’amour est possible et c’est là, en plus de ce premier baiser, un cadeau inestimable.

L’addition de plaisirs

verron

Le plaisir des mots. Il n’y a rien de tel que celui-ci. Enfin, presque. Car la lectrice de Denis Bernard Verron ne dirait pas non à une caresse sur son épaule ou sa hanche. Non pas pour qu’on la détourne de son livre, mais bien pour que ces deux plaisirs s’additionnent. Pour la douceur du geste ajoutée au bonheur de la lecture. Simplement.