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La lectrice aux cheveux sculptés

nb

J’aime cette lectrice de l’artiste Nathalie Boissonnault. Probablement parce qu’en premier j’aime toutes les toiles représentant des femmes lisant, parce que je me retrouve un peu dans chacune des poses. Parce que j’aime la concentration de celle qui dévore les mots.

Dans celle-ci, j’aime le rouge et le faux réalisme, la chevelure sculptée et les pieds presque grotesques. J’aime aussi les jambes relevées et le livre posé dessus. Il y a quelque chose de naïf dans cette installation, quelque chose que les puristes trouveront trop léché, trop posé, peut-être.

Il y a dans cette toile un petit quelque chose des illustrations de livres pour enfants. Voilà peut-être ce qui m’attire, en dehors du thème. Un thème qui va m’alimenter encore longtemps, je crois bien.

L’amitié après l’amour

meusenameche

L’amitié après l’amour existe vraiment. Pas chaque fois, pas quand la rupture est venue après les crises et les tourments, pas quand un des deux a été si démoli ou blessé qu’il lui faille du temps pour reprendre possession de lui-même. Pas dans la plupart des cas, en fait.

Mais je sais – et c’est quelque chose que j’ai senti le jour-même où le rêve amoureux s’est terminé – qu’il existe une véritable amitié entre le corsaire de la Meuse et moi. Que celle qui est née bien avant l’amour a retrouvé hier soir ses couleurs d’avant, cette complicité et ce partage du départ. Qu’il fallait peut-être laisser le temps faire son œuvre, comme d’aucuns se plaisent à le dire.

Et quelle belle surprise que cet appel de l’homme de Dinant, de Namur et de Ciney, hier soir. Quelle belle conversation téléphonique, sincère et chaleureuse. Les kilomètres n’avaient plus cours, les minutes s’égrenaient sans qu’on les compte, et les mots ont défilé au fil des nouvelles de part et d’autre.

Quand j’ai posé le récepteur, une heure et demie plus tard, je souriais. Le fil n’était pas défait, malgré les mois de silence ou de très, très brèves conversations. J’ai retrouvé hier celui qui savait parler de lui et de ce qu’il est. J’ai retrouvé hier celui attentif aux autres, que je croyais un peu disparu. Mais non… Et tandis que nous discutions, je revoyais toutes ces images d’une journée parfaite de mon périple belge. Une journée d’amitié, de découvertes, où chacun de nous, Ric, Nath et moi, ne nous leurrions pas sur ce que nous sommes.

La vie nous a sûrement changés un peu, depuis. Mais nous sommes foncièrement les mêmes que ce jour de juillet. Et qu’était bonne cette conversation. Comme Ric me le rappelait si bien, il vaut mieux avoir vécu ce qu’on a vécu même si c’est fini que de ne pas l’avoir vécu. Et j’ajouterai peut-être que si nous n’avions pas vécu tout ça, nous ne pourrions peut-être pas vivre ce que nous vivons maintenant: une amitié saine et généreuse.