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Voyage au pays des trains avec Olivier

mfc

Ça y est, j’ai enfin vu le Musée ferroviaire canadien de Saint-Constant avec ses grosses locomotives, ses voitures de luxe, celle qui servait d’école, un train à vapeur, un chasse-neige et des tramways. Ça fait plus de 20 ans que je dois le visiter. Mais je ne serais jamais allée là-bas sans Olivier. C’était quelque chose qu’on s’était promis de faire ensemble et nous l’avons fait.

Mon ami qui aime les locomotives et les trains miniatures a été ravi, je crois. Et moi aussi, de nous retrouver après toutes ces années et de constater que cette amitié qui nous unit n’a pas pris une ride. Qu’il est toujours aussi bon de découvrir ensemble un lieu, de partager des émotions, de se raconter.

Nous avons dû changer depuis ses vacances de Pâques montréalaises en 1980. Et pourtant, il y a quelque chose d’intact entre nous. Il est toujours aussi curieux des pays qu’autrefois, toujours aussi épris des gares et des trains. J’aime toujours les livres, les voyages et la chanson française, et notamment Nicolas Peyrac, ce qui a fait sourire Olivier. Notre longue amitié en est une de fidélité envers nous. Elle est aussi en quelque sorte l’amitié de deux personnes qui sont restées fidèles à elles-mêmes toutes ces années.

J’ai fait hier et aujourd’hui provision de souvenirs. Le musée, la longue promenade dans le vieux port, le souper au champagne avec mes parents, le feu d’artifices dans ce parc de Montréal-Nord où j’ai vu mon premier feu de la Saint-Jean, à trois ans, terrorisée, sur les épaules de mon père, le déjeuner au restaurant, la visite chez le disquaire où il m’a offert Moby et moi Nicola Ciccone.

Je regrette souvent qu’il nous faille traverser l’un comme l’autre l’océan pour nous voir. Je regrette aussi de ne pas voir grandir ses enfants et de ne pas aller au marché avec Sabine comme nous avons pu le faire lors de ces vacances de 1997. Mais il y a quelque chose de si fort entre Olivier, les siens, ma famille et moi que ni les kilomètres ni les années n’ont su effacer ce qui a été semé. Et je ne peux imaginer qu’un jour quelque chose changera entre nous.

Vivement 2007 pour retrouver mes amis belges et pour une escapade champenoise. Ma chambre m’attend.