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Cuisine indienne à défaut de musique

korma

À quoi bon une grande scène si c’est pour y asseoir sa nonchalance ? Pour quel usage un tel espace si c’est pour ne pas l’habiter ?

C’est cette question qu’on se pose devant un Bazbaz quasi ennuyé d’être là, dérangé de surcroît à l’heure de l’apéro, qui aligne ses chansonnettes sur fond de reggae en tapant du pied.

Il est dommage de le voir aussi peu là, quasi absent, même s’il s’extasie volontiers du beau temps. Comme si visiblement il avait envie d’être ailleurs. Mais il tient le temps, assis devant son clavier – il ne se lèvera qu’une fois, sans grande conviction -, entre un guitariste non moins assis, à peine moins blasé et un batteur qui tente du mieux qu’il peut de mettre de l’ambiance, à lui tout seul.

Bazbaz est il un homme de la nuit à qui le 18h-19h ne convient pas ? Va savoir.

Nonchalance est bien le mot pour décrire l’artiste comme sa performance monocorde. Tout ça manquait de passion, de conviction, de présence, de chaleur, hélas.

Et quand s’est clos le spectacle de Bazbaz, sous des applaudissements et quelques ENCORE, je me suis dit que j’avais dû rater quelque chose, qu’il aurait mieux valu fermer les yeux pour échapper au visuel inexistant, ce que d’autres ont peut-être fait, d’où leur enthousiasme.

Bazbaz ne nous a pas montré la bête de scène qui sommeille – peut-êtrre – en lui. Il a choisi la facilité d’enchaîner quelques chansons – qui se ressemblent décidément beaucoup les unes les autres – au détriment d’un vrai spectacle… qui n’a jamais eu lieu.

Je ne conserverai pas un souvenir marquant de ce show de chaises. Tant pis. Demain est un autre jour, un jour sous le signe de Da Silva.

Et pour l’heure, je me régale d’un poulet korma, non pas pour effacer les traces – inexistantes – du passage de Bazbaz, mais pour me faire plaisir. Parce que j’aime la cuisine indienne. Parce que j’aime la cuisine… tout court.

Qui n’essaie rien n’a rien

sk

Je n’imaginais pas que la réponse viendrait si vite. Quand j’ai trouvé hier sur le net François, le frère de Christine, ma correspondante bourguignonne un peu négligée, et surtout une adresse électronique où je pouvais rejoindre le vignoble de celui-ci via un autre site, je n’imaginais vraiment pas trouver au réveil quelques lignes de Christine, en réponse de celles envoyées à François hier.

Et pourtant… Il y a une Lali qui a les yeux qui brillent ce matin en prenant son café. Qui se remémore la rencontre à la gare de Dijon en 1981, le repas en famille, la dégustation dans les caves, Beaune et Nuits-Saint-Georges et la verte Bourgogne et les cerises blanches du jardin… Et l’année suivante, la fête à Tournus pour souligner la fin du bac autour d’une omelette aux pommes de terre géante pour nourrir toute la bande des copains de Christine. Et il y a quelques années, quinze peut-être, ce souper mexicain à Montréal.

Et ce matin, tout cela remonte à la surface: ce n’était pas bien loin, je l’avoue.
Et comme c’est bon de retrouver Christine.
Et je vais toutes les retrouver, toutes. Foi de Lali.

Marco Calliari l’homme de tous les styles

calliari

La lingua italiana è la lingua dell’ amore, c’est bien connu. Mais grâce à Marco Calliari, c’est aussi la langue de la valse, du reggae, de la bossa nova, du hit de Nino Rota revisité, de Gainsbourg, du fameux Dixie de Serge Fiori, de la tarentelle et du heavy metal dont il est issu. Il l’a bien prouvé ce soir alors qu’il a envahi une des scènes des Francofolies. Et envahi est un faible mot: il était partout.

Che regalo, quel cadeau que ce spectacle de l’homme de tous les styles qui s’en donne à cœur joie de tout ré-inventer, en italien s’il vous plait. Et avec un style qui est bien à lui, même si très italien, pour notre plus grande joie, dans un Sono italiano qu’il fait sien.

Homme de fête, homme de racines qui parle des siens et de ses origines avec amour, Marco Calliari est aussi celui de Solo, une magnifique chanson toute douce et empreinte de tristesse.

Mission réussie pour l’ex-métal: il a séduit une foule à moitié conquise dont il lui restait l’autre moitié à faire danser. Ce qu’il a fait.