
C’est quand une triste nouvelle touche quelqu’un qu’on aime et qu’on ne peut prendre cette personne dans nos bras que le vide est grand. Encore plus grand quand en plus il n’y a personne pour nous prendre dans ses bras. Juste pour la chaleur humaine. Juste pour…
Et on ouvre, comme la lectrice de Mark Rothko, les pages d’un livre, on cherche des mots rassurants. Pour continuer à vivre.
Même si en ce moment on procède à l’autopsie d’une jeune femme de 30 ans trouvée morte dans les toilettes à quelques mètres de ses collègues qui ne lui ont été d’aucun secours, parce que la mort sera venue trop vite, trop tôt, traître. Et les larmes coulent sur le visage de celle qui est seule. Comme sur celui de celle dont elle était l’amie et qu’on voudrait prendre dans nos bras.
Et on ouvre les livres, et on regarde les toiles, et on se dit qu’il faut vivre, vivre, vivre, qu’on ne sait pas ce qui nous attend dans quelques heures, quelques mois, des années ou des décennies. Mais que ça sera toujours trop tôt.